Au 1er janvier 2026, l’allocation forfaitaire de repos maternel s’élève à 4 005 € et l’indemnité journalière forfaitaire atteint au maximum 65,84 € par jour. Le congé légal va de 16 à 46 semaines, avec un minimum de 8 semaines d’arrêt dont 6 après l’accouchement pour être indemnisée.
Pendant ce temps, le loyer du cabinet, le leasing du véhicule, l’URSSAF, la CARPIMKO et la responsabilité civile professionnelle continuent de tomber. Cette page indique ce que verse le régime obligatoire, ce qu’il ne couvre pas, et ce qui change si vous venez de vous installer.
L'essentiel
- 4 005 € d'allocation forfaitaire de repos maternel et jusqu'à 65,84 € par jour d'indemnité journalière forfaitaire, montants au 1er janvier 2026 (ameli.fr).
- 16 semaines de congé pour un premier enfant, 26 semaines à partir du troisième, 34 semaines pour des jumeaux, 46 semaines pour des triplés (ameli.fr, février 2026).
- 8 semaines d'arrêt minimum, dont 6 après l'accouchement : en dessous, aucune indemnité journalière n'est versée.
- Nouveau depuis le 1er juillet 2026 : le congé supplémentaire de naissance ajoute 1 ou 2 mois indemnisés, ouverts aux praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés, à 43 € nets par jour le premier mois et 36,85 € nets le second (ameli.fr, juillet 2026).
- Aucune de ces prestations ne paie les charges du cabinet. Elles remplacent une partie du revenu, pas le loyer, le véhicule, le logiciel ni les cotisations.
Table des matières
Ce que verse réellement le régime obligatoire en 2026
L'infirmière et l'infirmier libéral conventionné relèvent du régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés, le régime PAMC, rattaché au régime général. C'est donc la CPAM qui verse, pas la CARPIMKO.
| Prestation | Montant 2026 | Condition | Versement |
|---|---|---|---|
| Allocation forfaitaire de repos maternel | 4 005 € au 1er janvier 2026, égale au plafond mensuel de la sécurité sociale |
6 mois d'affiliation à la date prévue de l'accouchement et cotisations échues payées à cette date | Moitié au début du congé, moitié à la fin des 8 semaines obligatoires. Totalité après l'accouchement s'il survient avant la fin du 7e mois |
| Indemnité journalière forfaitaire d'interruption d'activité | jusqu'à 65,84 € par jour plafond au 1er janvier 2026, soit 1/730 du plafond annuel. Le montant réel est calculé sur vos revenus cotisés transmis par l'Urssaf |
Cesser toute activité professionnelle pendant la période d'indemnisation, au minimum 8 semaines dont 6 après l'accouchement | Pour chaque jour d'arrêt, dans la limite des durées légales de congé |
| Congé supplémentaire de naissance en vigueur depuis le 1er juillet 2026 |
43 € nets par jour le 1er mois, 36,85 € nets le 2e mois | 6 mois d'affiliation, être à jour de cotisations, avoir pris les 56 jours obligatoires de congé maternité, suspendre l'activité sur toute la durée | 1 ou 2 mois au choix, en une fois ou fractionnés, à débuter dans les 9 mois suivant la naissance. Demande par téléservice |
| Indemnité de remplacement conjointe collaboratrice d'un PAMC uniquement |
Coût réel du remplacement, plafonné à 66,68 € par jour au 1er juin 2026 | Cesser son activité et être effectivement remplacée par du personnel salarié | Pour chaque jour effectivement remplacé |
Sources : ameli.fr, prestations maternité des PAMC, mise à jour du 1er juin 2026 et ameli.fr, indemnités du congé supplémentaire de naissance, mise à jour du 18 août 2026. Ces prestations sont soumises à la CSG, à la CRDS et à l'impôt sur le revenu.
Ce que cela donne au maximum. Pour un premier enfant, 16 semaines représentent 112 jours. Au plafond de 65,84 €, cela fait 7 374,08 € d'indemnités journalières, auxquels s'ajoutent les 4 005 € d'allocation, soit 11 379,08 €. C'est un maximum théorique. L'indemnité journalière étant calculée sur vos revenus cotisés, elle est plus basse si ces revenus le sont, et il n'existe pas de barème public permettant de la déduire soi-même. Le simulateur officiel de l'Assurance Maladie donne une estimation à partir de votre situation, et votre caisse primaire peut confirmer le montant exact avant votre départ.
Combien de temps, et à partir de quand
La durée légale ne dépend ni de votre chiffre d'affaires ni de votre ancienneté, mais du nombre d'enfants attendus et du nombre d'enfants déjà à charge.
| Situation | Prénatal | Postnatal | Total |
|---|---|---|---|
| 1er ou 2e enfant | 6 semaines | 10 semaines | 16 semaines |
| Au moins 2 enfants déjà à charge | 8 semaines | 18 semaines | 26 semaines |
| Jumeaux | 12 semaines | 22 semaines | 34 semaines |
| Triplés ou plus | 24 semaines | 22 semaines | 46 semaines |
Le plancher à ne pas franchir. Vous pouvez prendre un congé plus court que la durée maximale, mais pour percevoir vos indemnités journalières vous devez cesser votre activité au moins 8 semaines, dont 6 après l'accouchement. C'est le point de bascule : reprendre une tournée la 5e semaine après la naissance, c'est perdre l'indemnisation.
Décaler le congé prénatal. Vous pouvez reporter jusqu'à 3 semaines de congé prénatal sur la période postnatale, sur prescription médicale et avec une demande écrite adressée à votre caisse au plus tard la veille de la date initialement prévue. Attention : si un arrêt de travail est prescrit pendant la période de report, le report est annulé et le congé prénatal démarre au premier jour de l'arrêt.
Grossesse pathologique. Le congé pathologique ouvre droit à 30 jours supplémentaires au maximum en prénatal, fractionnables en périodes de 15 jours, et jusqu'à 15 jours en postnatal. Il doit être prescrit par votre médecin après la déclaration de grossesse. Les combinaisons possibles sont détaillées dans le carnet de maternité PAMC (PDF, ameli.fr), qui contient les imprimés à utiliser.
Si l'arrêt lié à la grossesse se prolonge, un second guichet s'ouvre : la CARPIMKO peut indemniser à partir du 91e jour d'arrêt et jusqu'à la veille du congé maternité. Les conditions et le montant sont détaillés plus bas. Pour le régime général de l'arrêt de travail en libéral, voir notre page arrêt de travail de l'infirmière libérale.
Le forfait remplace un revenu, pas un cabinet
C’est le point que personne ne dit clairement. Les prestations du régime obligatoire compensent une partie de votre revenu. Elles ne paient aucune charge. Or, pendant vos seize semaines, votre cabinet continue de coûter.
- Loyer ou redevance du local, charges locatives, eau, électricité, chauffage
- Leasing, crédit-bail ou crédit du véhicule, assurance auto professionnelle
- Logiciel de télétransmission, abonnement, maintenance, téléphonie
- Honoraires de l’expert-comptable ou de l’association de gestion agréée
- Cotisation ordinale et cotisations syndicales
- Cotisations URSSAF et cotisations CARPIMKO
- Contrat de responsabilité civile professionnelle, qui doit rester en vigueur
- Salaires et charges du personnel s’il y en a
Côté URSSAF, vous pouvez transmettre une estimation de revenu en cours d’année pour que vos cotisations provisionnelles soient recalculées, sans pénalité en cas d’écart avec le revenu réel. Le service est décrit sur la page estimation de revenu de l’Urssaf.
La garantie frais généraux existe, mais elle ne se déclenche pas sur un congé maternité
En prévoyance, une garantie dite frais généraux permanents, ou indemnités journalières frais professionnels selon les contrats, rembourse les charges fixes du cabinet pendant un arrêt. Elle se souscrit à part de la garantie incapacité de travail, avec sa propre franchise, sa propre durée d’indemnisation et son propre plafond.
Voici ce que notre cabinet constate à la lecture des conditions générales des contrats de prévoyance destinés aux infirmières et infirmiers libéraux : le congé maternité légal y figure en exclusion. Deux rédactions coexistent sur le marché.
- L’exclusion de la période de congé légal. Certains contrats excluent les périodes de congé de maternité et de paternité par renvoi au Code du travail, en précisant que l’exclusion vaut que l’assuré y soit assujetti ou non. La formulation vise donc explicitement les libéraux.
- L’exclusion d’une fenêtre calendaire. D’autres excluent les arrêts de travail liés à la grossesse, pathologique ou non, pendant les six semaines précédant la date prévue de l’accouchement et les dix semaines qui la suivent. Dans cette seconde rédaction, un arrêt pathologique prescrit plus tôt dans la grossesse peut, lui, rester indemnisable.
La conséquence est la même dans les deux cas : pendant le congé maternité proprement dit, ni les indemnités journalières de la prévoyance ni la garantie frais généraux ne viennent s’ajouter aux prestations de la CPAM. Certains contrats prévoient en contrepartie une allocation forfaitaire versée à la naissance, sous condition d’ancienneté dans la garantie et d’exercice libéral exclusif, et sur demande dans un délai limité après la naissance.
Ce paragraphe se lit dans les conditions générales, à la rubrique des exclusions, jamais dans une plaquette commerciale. C’est exactement le travail d’un cabinet de courtage : vérifier, contrat par contrat, laquelle des deux rédactions s’applique, ce qui reste couvert avant et après le congé, et quel délai d’attente s’applique au risque grossesse.
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ADENOR Courtage, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 15004082, sous le contrôle de l'ACPR.
Vos cotisations et vos droits CARPIMKO pendant le congé
La CARPIMKO ne verse rien pendant un congé maternité normal. Elle continue en revanche d’appeler vos cotisations, et deux ou trois décisions prises à ce moment-là peuvent vous coûter des droits.
Aucune exonération de cotisations
La caisse ne prévoit d’exonération que dans un cas précis, une incapacité professionnelle d’au moins six mois dans l’année, prise en charge par le régime invalidité-décès. Un congé maternité ne relève pas de ce cas. Vos cotisations restent donc dues en totalité pendant les seize semaines.
Un point de vigilance que la caisse énonce en deux endroits différents. Vous pouvez adapter le règlement de vos cotisations en déclarant un revenu estimé ou en demandant un délai de paiement. Mais la CARPIMKO précise par ailleurs qu’un affilié ayant obtenu un délai de paiement, même en prélèvement automatique, n’est pas considéré comme à jour de ses cotisations, et ne peut donc pas percevoir d’allocations journalières. Si une complication survient ensuite, le délai de paiement demandé pour souffler vous prive de l’indemnisation. Le revenu estimé, lui, ne présente pas cet inconvénient. Ces deux règles figurent sur la page grossesse pathologique ou à risque de la CARPIMKO.
Grossesse pathologique : ce qui a changé au 1er janvier 2025
En cas d’arrêt maladie prescrit pendant la grossesse, la CARPIMKO indemnise à partir du 91e jour d’arrêt et jusqu’à la veille du congé maternité, à hauteur de 55,44 € brut par jour, sous réserve de l’accord de son médecin conseil. Depuis le 1er janvier 2025, elle n’indemnise plus la période correspondant au congé légal de maternité, déjà prise en charge par l’Assurance Maladie. Un arrêt prescrit après le congé peut à nouveau être indemnisé.
Deux conditions de forme font perdre ce droit chaque année à des infirmières qui y avaient droit :
- Votre arrêt de travail CPAM n’est pas transmis automatiquement à la CARPIMKO. C’est à vous de déclarer l’arrêt, via le service en ligne de votre espace personnel.
- La demande doit être faite dans les six mois à compter du premier jour de l’arrêt initial. Passé ce délai, il n’y a plus de recours.
Attention à la mécanique du 91e jour. Un arrêt qui démarre quatre-vingts jours avant le début du congé prénatal ne franchira jamais le seuil, puisque le décompte s’arrête à la veille du congé.
Vos droits retraite, qui ne s’activent pas tout seuls
Accoucher au cours d’une année civile d’affiliation ouvre droit à cent points supplémentaires au régime de base, plafonnés à 550 points au titre d’une même année depuis le 1er mars 2012. Ces points ne sont pas attribués automatiquement : il faut en faire la demande auprès de la CARPIMKO en adressant un acte de naissance de l’enfant.
Côté trimestres, pour les enfants nés ou adoptés après le 1er janvier 2010, quatre trimestres sont attribués automatiquement à la mère au titre de la maternité, et quatre autres au titre de l’éducation peuvent être répartis entre les deux parents, avec un minimum de deux pour la mère. Sans choix exprimé dans les six mois qui suivent le quatrième anniversaire de l’enfant, les quatre trimestres reviennent à la mère. Si vous avez été salariée au cours de votre carrière, c’est le régime général qui est compétent pour ces trimestres, pas la CARPIMKO. Le détail figure dans le dépliant Être affilié à la CARPIMKO et parent.
Si vous envisagez un congé parental derrière
Pour percevoir la prestation partagée d’éducation de l’enfant versée par la CAF, il faut cesser son activité, ce qui suppose de demander sa radiation à la CARPIMKO. La conséquence est rarement anticipée : une fois radiée, vous n’êtes plus couverte par le régime invalidité-décès, et la caisse indique qu’il n’est pas possible d’y cotiser volontairement. En cas d’arrêt ou de décès pendant cette période, ni vous ni vos ayants droit ne percevez de prestations de la caisse. Les cotisations retraite, elles, peuvent être maintenues volontairement pour continuer à acquérir des points.
C’est exactement la période où une couverture souscrite à titre individuel prend le relais, à condition d’avoir été mise en place avant.
Si vous vous installez et attendez un enfant la même année
C’est la situation la moins documentée, et celle qui coûte le plus cher quand elle est mal anticipée. Trois éléments se cumulent.
La condition d’affiliation. Il faut justifier de 6 mois d’affiliation à la date prévue de l’accouchement, et que les cotisations échues aient été versées à cette même date. Une installation en janvier avec un accouchement en juin place la barre très près.
Le maintien de droits. Si vous exerciez auparavant une autre activité professionnelle, salariée par exemple, ou si vous étiez indemnisée au titre du chômage, ces périodes peuvent être prises en compte à condition qu’il n’y ait pas eu d’interruption entre les affiliations. Ce point est écrit noir sur blanc par l’Assurance Maladie sur la page dédiée aux prestations maternité des PAMC. C’est souvent lui qui sauve un dossier de première année.
Le montant. L’indemnité journalière est calculée sur vos revenus cotisés. En début d’activité, ces revenus sont faibles ou établis sur une base forfaitaire, donc l’indemnité peut se situer très en dessous du plafond de 65,84 €. L’allocation forfaitaire de 4 005 €, elle, ne dépend pas de votre chiffre d’affaires.
Un point de calendrier qui coûte cher. Les contrats de prévoyance appliquent un délai d’attente au risque grossesse, souvent de plusieurs mois à compter de la date d’effet de l’adhésion, et excluent les grossesses dont la date présumée de début est antérieure à la signature du bulletin d’adhésion. Autrement dit, une prévoyance souscrite après le test de grossesse ne couvrira pas cette grossesse. Si vous vous installez et envisagez un enfant, l’ordre des opérations compte davantage que le montant des garanties.
Cette configuration mérite d’être traitée pour elle-même. Nous l’avons détaillée dans notre page sur votre protection sociale la première année d’installation, qui reprend le maintien de droits point par point. Pour un cas particulier, la réponse ferme vient de votre caisse primaire, par la messagerie du compte ameli.
Organiser votre remplacement prend des semaines, pas des jours
Une infirmière titulaire qui part en congé ne se contente pas de fermer le cabinet. Il faut trouver la personne, vérifier qu’elle détient une autorisation de remplacement délivrée par le conseil départemental de l’Ordre, valable un an et renouvelable, puis établir un contrat écrit dès que le remplacement dépasse 24 heures ou qu’il est répété.
Ce contrat est transmis au conseil départemental de l’Ordre par les deux parties, et une copie est adressée à la CPAM avec les dates exactes et le numéro d’autorisation du remplaçant. Les règles sont rappelées dans la FAQ juridique de l’Ordre national des infirmiers et sur la page remplacements de l’espace infirmier d’ameli.fr.
Comptez large. Entre la recherche, la rédaction, la transmission et la mise à jour des dossiers, on raisonne en semaines. Anticiper à partir du sixième mois de grossesse n’a rien d’excessif. Deux ressources pour la suite : le contrat de remplacement et la rétrocession d’honoraires, et la responsabilité civile professionnelle de la remplaçante, qui doit être en cours de validité avant le premier jour de la tournée.
Le congé de paternité et d'accueil de l'enfant en libéral
Un infirmier libéral conventionné y a droit, au même titre que le conjoint, le partenaire de Pacs ou le concubin de la mère. La durée maximale est de 25 jours consécutifs, portée à 32 jours en cas de naissances multiples. Le congé débute le jour de la naissance de l’enfant.
Il se décompose en une première période obligatoire d’au moins 7 jours, puis une seconde période non obligatoire de 18 jours, ou 25 jours pour des naissances multiples, fractionnable en trois parties dont la plus courte est d’au moins 5 jours, à débuter dans les 6 mois suivant la naissance.
L’indemnité journalière forfaitaire est de 65,84 € par jour au 1er janvier 2026, sous réserve de justifier de 6 mois d’affiliation à la date de début du congé et de déclarer sur l’honneur l’interruption de toute activité professionnelle (ameli.fr, mise à jour du 1er juin 2026).
Depuis le 1er juillet 2026, le congé supplémentaire de naissance s’ajoute à ce congé. Il est ouvert aux deux parents, y compris aux praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés, pour 1 ou 2 mois, simultanément ou en alternance, à condition d’avoir pris au préalable la période obligatoire du congé maternité ou paternité, de suspendre l’activité et d’être à jour de cotisations. La demande se fait par un téléservice dédié, dès le début du congé.
Combien touche une infirmière libérale en congé maternité ?
Deux prestations versées par la CPAM. L’allocation forfaitaire de repos maternel, de 4 005 € au 1er janvier 2026, et l’indemnité journalière forfaitaire d’interruption d’activité, calculée sur vos revenus cotisés et plafonnée à 65,84 € par jour. Pour un premier enfant, soit 112 jours, le total maximum atteint 11 379,08 €. Ces montants sont imposables et soumis à la CSG et à la CRDS.
Combien de temps dure le congé maternité en libéral ?
16 semaines pour un premier ou un deuxième enfant, 26 semaines à partir du troisième enfant à charge, 34 semaines pour des jumeaux, 46 semaines pour des triplés ou plus. Vous pouvez prendre moins, mais l’indemnisation suppose au minimum 8 semaines d’arrêt dont 6 après l’accouchement.
Puis-je travailler un peu pendant mon congé maternité ?
Non. L’indemnité journalière forfaitaire suppose la cessation de toute activité professionnelle pendant la période d’indemnisation. Reprendre quelques tournées, même ponctuellement, remet en cause le versement. La déclaration sur l’honneur que vous adressez à votre caisse porte précisément sur ce point.
Qui paie mes charges pendant le congé ?
Personne, sauf cas particulier. La garantie prévue pour cela en prévoyance, dite frais généraux permanents ou frais professionnels, comporte dans les contrats du marché une exclusion visant la période de congé maternité. Le loyer, le leasing du véhicule, le logiciel de télétransmission, l’expert-comptable, la cotisation ordinale, l’URSSAF, la CARPIMKO et la responsabilité civile professionnelle restent donc à votre charge.
Côté CARPIMKO, aucune exonération de cotisations n’est prévue pour un congé maternité. La caisse ne l’accorde qu’en cas d’incapacité professionnelle d’au moins six mois dans l’année. Vous pouvez déclarer un revenu estimé pour alléger vos échéances, mais évitez le délai de paiement : il vous fait perdre la qualité d’affiliée à jour de cotisations, et donc le droit aux allocations journalières si une complication survient.
Que se passe-t-il si je viens de m'installer ?
Il faut justifier de 6 mois d’affiliation à la date prévue de l’accouchement, cotisations échues payées. Si vous exerciez auparavant une activité salariée ou étiez indemnisée au titre du chômage, ces périodes peuvent être prises en compte s’il n’y a pas eu d’interruption entre les affiliations. Le montant de l’indemnité journalière, lui, dépend de revenus cotisés encore faibles en début d’activité.
Faire le point avant votre congé
Un échange avec notre cabinet permet de vérifier ce que couvre réellement votre contrat pendant un congé maternité, et notamment si les charges fixes du cabinet sont prises en charge. Vous pouvez aussi faire le point sur l’ensemble de vos garanties d’infirmière et d’infirmier libéral.
Faites le point sur vos contrats
Vous décrivez votre situation en une minute. Vincent Legac ou un membre de son équipe vous rappelle pour cadrer votre besoin.
- Aucune souscription engagée à ce stade
- Un interlocuteur unique, pas un centre d'appel
- Plusieurs compagnies interrogées, pas une seule
ADENOR Courtage, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 15004082, sous le contrôle de l'ACPR.
Rédigé et validé par
Gérant d’ADENOR Courtage, courtier en assurance immatriculé à l’ORIAS sous le n° 15004082, sous le contrôle de l’ACPR.
Courtier depuis 2015, spécialisé dans la protection des professionnels de santé libéraux : responsabilité civile professionnelle, prévoyance, mutuelle et retraite.
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