Medicazen : Le courtier en assurance pour les professions libérales

Infirmières, kinés, psychologues, sages-femmes, médecins : un cabinet de courtage immatriculé à l’ORIAS étudie vos contrats, de la RC pro à la prévoyance.

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Medicazen est le site d’ADENOR Courtage, cabinet de courtage en assurance immatriculé à l’ORIAS depuis 2015, qui accompagne les professionnels de santé libéraux : infirmières et infirmiers, kinés, psychologues, orthophonistes, podologues, sages-femmes, médecins. Cette page dit ce que fait un courtier, ce qu’il ne fait pas, comment le vérifier, et comment se passe l’étude de votre dossier.

L’essentiel, en cinq points

  • Un courtier n’est pas un assureur : il présente et aide à conclure des contrats, mais ne porte pas le risque et ne décide pas de l’indemnisation ; le contrat est signé avec l’assureur. (articles L.511-1 et R.511-2 du code des assurances)
  • Son immatriculation à l’ORIAS est obligatoire et se vérifie en ligne : ADENOR Courtage y figure sous le n° 15004082, catégorie courtier d’assurance, depuis le 10 juillet 2015. (orias.fr, fiche consultée le 19/10/2026)
  • Depuis le 1er avril 2022, un courtier doit adhérer à une association professionnelle agréée par l’ACPR pour rester immatriculé ; ADENOR Courtage adhère à ENDYA. (article L.513-3 du code des assurances, orias.fr)
  • Il doit être assuré en responsabilité civile professionnelle et, s’il encaisse des cotisations, justifier d’une garantie financière affectée au remboursement de ces fonds. (articles L.512-6 et L.512-7 du code des assurances)
  • Avant toute souscription, il précise par écrit vos exigences et vos besoins, vous conseille un contrat cohérent avec eux et vous indique comment il est rémunéré. (articles L.521-2 et L.521-4 du code des assurances)

Que fait un courtier en assurance pour une profession libérale de santé ?

Un courtier en assurance analyse la situation d’un professionnel de santé libéral, interroge les assureurs avec lesquels il travaille, lui conseille par écrit des contrats cohérents avec ses besoins, l’aide à les souscrire et l’accompagne en cas de sinistre ; le contrat reste signé avec l’assureur, qui porte le risque et indemnise.

Pour une profession de santé, un dossier ne se résume pas à un métier et à un chiffre d’affaires. Il dépend de variables propres à chaque profession : la caisse de retraite et de prévoyance (CARPIMKO, CIPAV, CARCDSF, CARMF), qui fixe ce que verse le régime obligatoire pendant un arrêt ; l’existence d’un Ordre et de son code de déontologie ; le statut, titulaire, collaborateur, remplaçant ou exercice mixte ; les actes réellement pratiqués et les lieux où ils le sont. C’est au moment d’un sinistre qu’un écart entre la déclaration faite à l’assureur et l’activité réelle se révèle.

Courtier, agent général, assureur en direct : qui fait quoi. Sources : code des assurances (art. L.511-1, R.511-2, L.512-1, L.513-3, L.521-4), orias.fr, acpr.banque-france.fr. État du droit au 19 octobre 2026.
InterlocuteurPour le compte de quiContrats présentésRegistre et contrôle
Courtier d’assuranceAgit en principe pour son clientCeux des assureurs avec lesquels il travailleImmatriculé à l’ORIAS, membre d’une association agréée, sous le contrôle de l’ACPR
Agent général d’assuranceMandataire d’une entreprise d’assurance, parfois de plusieursCeux de la ou des compagnies qu’il représenteImmatriculé à l’ORIAS, sous le contrôle de l’ACPR
Assureur ou mutuelle en directDistribue ses propres contratsLes siensAgréé et contrôlé par l’ACPR, sans inscription à l’ORIAS

Tous ont la même obligation de base : vous conseiller un contrat cohérent avec vos exigences et vos besoins, et motiver ce conseil, comme le rappelle la recommandation de l’ACPR sur le devoir de conseil. La différence tient au périmètre : un courtier peut vous présenter les contrats de plusieurs assureurs, et il reste votre interlocuteur quand vous changez de contrat ou de compagnie.

Comment se passe l’étude de votre dossier par un courtier ?

L’étude d’un dossier par un courtier suit un ordre fixé en grande partie par le code des assurances : recueil écrit de vos exigences et de vos besoins, consultation des assureurs, conseil motivé avant toute signature, puis suivi du contrat pendant toute votre carrière, avec une révision dès que votre situation change.

  1. Le recueil du besoin : profession, statut, actes pratiqués, lieux d’exercice, revenus, projet d’installation ou de grossesse, contrats déjà en place. Le distributeur doit consigner par écrit vos exigences et vos besoins (article L.521-4 du code des assurances).
  2. La consultation des assureurs avec lesquels le cabinet travaille, à partir d’une description exacte de votre activité : c’est elle qui fonde la garantie, et l’assuré est tenu de répondre exactement aux questions posées (article L.113-2).
  3. Le conseil motivé : le ou les contrats proposés et les raisons pour lesquelles ils répondent à votre situation, avec le document d’information sur le produit remis avant la souscription (article L.112-2).
  4. La souscription et la remise de vos attestations d’assurance, dont celle de RC pro.
  5. Le suivi : passage de remplaçant à titulaire, arrivée d’un collaborateur, nouvel acte, nouveau local, changement de revenus. Ce qui modifie le risque se déclare aussi en cours de contrat (article L.113-2).
  6. Le sinistre : aide à la déclaration, pièces à réunir, échanges avec l’assureur. La décision d’indemniser appartient à l’assureur, selon les termes du contrat.

Chez Medicazen, l’étude commence par le formulaire de cette page : un membre du cabinet reprend contact pour préciser votre situation, sans engagement de votre part.

Quels contrats un courtier place-t-il pour un professionnel de santé libéral ?

Pour un professionnel de santé libéral, un courtier place d’abord la responsabilité civile professionnelle, seule assurance imposée par la loi pour exercer, puis selon la situation la prévoyance, la complémentaire santé, l’assurance du cabinet, la protection juridique et l’épargne retraite, en vérifiant que ces contrats se complètent sans se recouvrir.

Sources : code de la santé publique (art. L.1142-2), code de la sécurité sociale (art. L.911-7), code général des impôts (art. 102 ter). État du droit au 19 octobre 2026. Le contenu des garanties varie selon les contrats.
ContratObligatoire ?Ce qui se joue pour un soignant libéralPour aller plus loin
Responsabilité civile professionnelleOui, avant le premier acte libéral (art. L.1142-2 du code de la santé publique)Chacun s’assure en son nom, remplaçant compris, pour tous les actes et lieux d’exercice déclarésLa RC pro des professionnels de santé
PrévoyanceNonCe que verse le régime obligatoire dépend de votre caisse ; le montant, la durée et les délais de carence fixent le besoin à couvrirLa prévoyance des professions libérales de santé
Complémentaire santéNon pour vous, oui pour vos salariés (art. L.911-7 du code de la sécurité sociale)La déduction des cotisations dépend du régime fiscal : possible au réel, pas en micro-BNC, dont l’abattement couvre déjà les fraisLa mutuelle des professions libérales de santé
Local et matérielPas d’obligation légale généraleSouvent exigée par le bail ou par le financement du matériel ; locaux, équipement et perte d’exploitation selon les contratsLes autres assurances du libéral
Protection juridiqueNonPrise en charge de la défense en cas de litige, selon les contratsÉtudiée avec la RC pro
Épargne retraiteNonComplète la pension de votre caisse ; le traitement fiscal des versements dépend de votre situationLe plan d’épargne retraite

Pour quelles professions de santé ?

Medicazen accompagne les professionnels de santé qui exercent en libéral, titulaires, collaborateurs ou remplaçants, et en premier lieu les professions pour lesquelles le site détaille déjà les règles propres au métier : caisse de retraite et de prévoyance, obligations ordinales, remplacement, arrêt de travail et protection de la première année.

Caisse de retraite et de prévoyance de chaque profession, et pages de départ sur Medicazen.
ProfessionCaissePar où commencer
Infirmière, infirmier libéralCARPIMKOInfirmier et infirmière libérale, puis les contrats selon votre situation
Masseur-kinésithérapeuteCARPIMKOKiné libéral, puis l’assurance du kiné libéral
OrthophonisteCARPIMKOOrthophoniste libéral, puis l’assurance de l’orthophoniste
Pédicure-podologueCARPIMKOPodologue libéral, puis l’assurance du pédicure-podologue
PsychologueCIPAVPsychologue libéral, puis l’assurance du psychologue
Sage-femmeCARCDSFSage-femme libérale, puis l’assurance de la sage-femme
MédecinCARMFL’assurance du médecin libéral

Les autres professions de santé libérales, chirurgiens-dentistes, ostéopathes, pharmaciens ou orthoptistes, peuvent aussi faire étudier leur dossier : le formulaire de cette page propose la liste des métiers.

Comment vérifier un courtier avant de lui confier ses contrats ?

Vérifier un courtier prend quelques minutes : chercher son nom ou son numéro sur le registre public de l’ORIAS, contrôler qu’il y figure dans la catégorie courtier d’assurance avec une association professionnelle agréée, puis lire le document d’information qu’il doit vous remettre avant toute souscription.

  • Le numéro ORIAS : il figure sur les documents du courtier et se vérifie sur orias.fr. L’immatriculation, renouvelée chaque année, est une condition pour exercer (article L.512-1 du code des assurances).
  • La catégorie : « courtier d’assurance ou de réassurance », distincte de celles d’agent général et de mandataire.
  • L’association agréée : obligatoire pour les courtiers depuis la réforme du courtage entrée en vigueur le 1er avril 2022 ; sans elle, l’ORIAS refuse l’immatriculation ou son renouvellement.
  • L’encaissement des fonds : si le courtier encaisse vos cotisations, le registre l’indique, et il doit justifier d’une garantie financière (article L.512-7).
  • L’information avant souscription : identité, numéro d’immatriculation, nature de la rémunération et, le cas échéant, le fait que le conseil repose sur une analyse impartiale et personnalisée (article L.521-2).

Medicazen, en clair. Les dossiers sont étudiés et placés par ADENOR Courtage, SARL immatriculée au RCS de Paris (SIREN 812 251 882), inscrite à l’ORIAS sous le n° 15004082 dans la catégorie courtier d’assurance depuis le 10 juillet 2015, adhérente de l’association ENDYA, autorisée à encaisser des cotisations et soumise au contrôle de l’ACPR. Le cabinet est dirigé par Vincent Legac, son gérant, et dispose d’un établissement à Ploeren, dans le Morbihan. Vous pouvez le vérifier sur la fiche ORIAS d’ADENOR Courtage.

Qu’est-ce qu’un courtier ne fait pas ?

Un courtier ne remplace ni l’assureur ni l’assuré : il ne garantit pas qu’une compagnie acceptera votre dossier, ne décide pas du montant d’une indemnisation, ne connaît pas forcément tous les contrats du marché et ne peut pas rattraper après coup une activité qui n’a pas été déclarée.

Ce ne sont pas des précautions de langage. L’assureur reste seul juge de la prise en charge, dans les termes du contrat ; l’assuré reste tenu de déclarer exactement son risque, puis ce qui l’aggrave en cours de contrat (article L.113-2 du code des assurances). Un courtier qui ne se prévaut pas d’une analyse impartiale et personnalisée doit d’ailleurs vous indiquer les assureurs avec lesquels il travaille (article L.521-2).

Medicazen ne publie ni tarif ni comparatif d’assureurs : un prix n’a de sens que rapporté à un dossier, et c’est ce dossier que le cabinet étudie.

Courtier en assurance des professions de santé : vos questions

Passer par un courtier coûte-t-il plus cher que de s’assurer en direct ?

Le code des assurances ne fixe pas de prix, il impose la transparence : avant la souscription, le courtier vous indique la nature de sa rémunération, commission incluse dans la cotisation et versée par l’assureur, honoraires que vous payez directement, ou les deux (article L.521-2). Le coût final dépend du contrat retenu et de votre dossier.

Comment vérifier qu’un courtier est bien immatriculé ?

Sur orias.fr, recherchez son nom, son SIREN ou son numéro ORIAS. La fiche doit indiquer la catégorie courtier d’assurance ou de réassurance, l’association professionnelle à laquelle il adhère et, s’il encaisse des cotisations, l’autorisation correspondante.

Quelle différence entre un courtier et un agent général d’assurance ?

L’agent général est le mandataire d’une compagnie, parfois de plusieurs, dont il distribue les contrats. Le courtier agit en principe pour son client et peut présenter les contrats de plusieurs assureurs. Tous deux sont immatriculés à l’ORIAS et doivent vous conseiller un contrat cohérent avec vos besoins.

Faut-il passer par un courtier pour sa RC pro obligatoire ?

Non. L’article L.1142-2 du code de la santé publique impose d’être assuré, pas de passer par un intermédiaire : vous pouvez souscrire directement auprès d’un assureur. Le courtier aide à décrire exactement vos actes et à articuler la RC pro avec vos autres contrats.

Le courtier intervient-il en cas de sinistre ?

Oui, il vous aide à déclarer le sinistre, à réunir les pièces et à suivre les échanges avec l’assureur. La décision d’indemniser appartient en revanche à l’assureur, selon les termes du contrat.

Medicazen est-il un assureur ?

Non. Medicazen est le site d’ADENOR Courtage, cabinet de courtage immatriculé à l’ORIAS sous le n° 15004082 : le cabinet étudie votre situation et vous aide à choisir vos contrats, que vous signez avec l’assureur.