Prévoyance du kiné libéral : ce que verse le régime obligatoire, et ce qu’il ne verse pas

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Vous êtes professionnel de la santé et vous recherchez une assurance ?

Medicazen, courtier en assurance, vous accompagne pas à pas dans votre quête.

Votre protection en cas d’arrêt de travail repose sur deux étages : l’Assurance maladie du 4e au 90e jour, puis la CARPIMKO à partir du 91e.
Le premier étage dépend de vos revenus.
Le second est forfaitaire : 55,44 € par jour en 2026, identique pour une kinésithérapeute qui déclare 30 000 € et pour un masseur-kinésithérapeute qui en déclare 90 000.
Plus vous gagnez, plus l’écart entre votre revenu et ce que verse le régime obligatoire est grand. Cette page décrit ce mécanisme, chiffres et sources à l’appui, puis ce qui fait varier le prix d’un contrat de prévoyance.

L’essentiel, vérifié aux sources officielles

  • Du 4e au 90e jour, c’est l’Assurance maladie qui indemnise. L’indemnité journalière est égale à 1/730e du revenu d’activité annuel moyen des trois années civiles précédentes, plafonnée à 197,51 € bruts par jour au 1er janvier 2026. Elle suppose au moins 12 mois d’affiliation continus dans l’activité (ameli.fr, page mise à jour le 1er septembre 2026).
  • À partir du 91e jour, c’est la CARPIMKO, et le montant devient forfaitaire : 55,44 € par jour en 2026, quel que soit le revenu déclaré. Majorations possibles de 8,06 € par jour par descendant à charge et de 20,16 € par jour pour tierce personne (carpimko.com, montants applicables à compter du 1er janvier 2026).
  • Cette allocation journalière est versée au plus tard jusqu’au dernier jour de la troisième année d’incapacité. Au-delà, une rente d’invalidité peut prendre le relais à compter du premier jour de la quatrième année (carpimko.com).
  • La cotisation invalidité-décès de la CARPIMKO est forfaitaire : 1 022 € en 2026, obligatoire et indépendante du revenu, jusqu’à l’âge du taux plein (carpimko.com).
  • La déduction fiscale dite Madelin suppose d’être imposé au réel. Au micro-BNC, le bénéfice imposable est calculé par application d’un abattement forfaitaire représentatif de frais de 34 %, sans déduction de charges réelles (article 102 ter du CGI, Légifrance ; BOI-BNC-DECLA-20-40, bofip.impots.gouv.fr).

Sommaire

Qui vous indemnise, et quand

Le système fonctionne par relais. Chaque étage a son organisme, son montant, sa durée et ses conditions. Tous les chiffres ci-dessous proviennent d’ameli.fr et de carpimko.com, aucun d’une page commerciale.

Période Organisme Montant Durée Conditions
Jours 1 à 3 Aucun Aucune indemnité 3 jours Délai de carence de 3 jours. Il ne s’applique pas en cas de prolongation après une reprise de 48 heures au plus, ni au-delà du premier arrêt lié à une affection de longue durée sur une période de 3 ans (1)
Jours 4 à 90 Assurance maladie (CPAM) 1/730e du revenu d’activité annuel moyen des 3 années civiles précédentes. Assiette plafonnée à 3 fois le plafond annuel de la sécurité sociale, soit 3 x 48 060 € bruts. Indemnité plafonnée à 197,51 € bruts par jour au 1er janvier 2026 (1) 90 jours au maximum pour un même arrêt Justifier d’au moins 12 mois d’affiliation continus dans l’activité. Dispositif applicable aux arrêts débutant à compter du 1er juillet 2021 (1)
Jour 91 et suivants CARPIMKO 55,44 € par jour, montant identique quel que soit le revenu. Majorations : 8,06 € par jour par descendant à charge, 20,16 € par jour pour tierce personne. En cas de reprise d’activité partielle : 27,72 € par jour (2) Jusqu’au dernier jour de la 3e année d’incapacité au plus tard Être à jour de toutes ses cotisations CARPIMKO et faire sa demande dans les 6 mois à compter du 1er jour de l’arrêt initial. L’arrêt transmis à la CPAM n’est pas transmis automatiquement à la CARPIMKO (2)
Au-delà de 3 ans CARPIMKO Rente d’invalidité, totale ou partielle. Les statuts du régime fixent son montant en multiples d’un taux de base arrêté chaque année par le conseil d’administration. La valeur 2026 de ce taux de base n’est pas publiée sur le site de la caisse (2)(3) À compter du 1er jour de la 4e année d’incapacité Incapacité professionnelle médicalement reconnue. La rente partielle suppose une incapacité professionnelle égale ou supérieure à 66 % et des revenus sous un plafond fixé par la caisse. Le service cesse si une commission constate la possibilité d’un reclassement professionnel, dans une profession quelle qu’elle soit (3)
Décès CARPIMKO Un capital décès, une rente de survie au conjoint, une rente éducation aux enfants. Montants également exprimés en multiples du taux de base (2)(3) Rente éducation jusqu’au trimestre civil du 18e anniversaire, prolongeable jusqu’à 25 ans en cas d’études (3) Activité libérale non cessée au jour du décès et cotisations à jour (2)(3)

(1) ameli.fr, « Arrêt de travail pour maladie ou accident : les indemnités journalières du professionnel libéral », page mise à jour le 1er septembre 2026, consultée le 12 septembre 2026.
(2) carpimko.com, rubriques « En cas d’incapacité ou d’invalidité » et « Mes garanties invalidité-décès », consultées le 12 septembre 2026.
(3) Statuts du régime d’assurance invalidité-décès de la CARPIMKO, version d’août 2022 publiée sur carpimko.com, consultée le 12 septembre 2026.

Ce tableau se lit en une phrase : votre indemnisation dépend de votre revenu pendant 87 jours, puis elle n’en dépend plus du tout.

Ce tableau donne la règle. Pour savoir ce que vous toucheriez personnellement, il faut appliquer le calcul à votre propre revenu de référence : nous détaillons comment se calcule votre indemnité journalière et les démarches à faire auprès de la CPAM et de la CARPIMKO, qui ne sont pas automatiques.

Pourquoi le kiné est un cas particulier

Egalement appelée délai de carence, la franchise est une période incompressible pendant laquelle aucune indemnisation ne sera versée à l’assuré en cas d’arrêt de travail. Pour votre contrat de prévoyance, veillez à opter pour une franchise réduite en cas d’accident ou d’hospitalisation. En effet, ce sont statistiquement ces risques qui immobilisent le plus et le plus longtemps les indépendants.

Trois éléments se cumulent chez les masseurs-kinésithérapeutes, et ils se cumulent rarement ailleurs.

Le métier est manuel et il s’exerce avec tout le corps.
Mains, poignets, épaules, rachis. Une atteinte à l’un de ces segments peut empêcher d’exercer sans empêcher de vivre normalement par ailleurs.
C’est exactement le profil d’arrêt qui dure : pas quelques jours de grippe, mais plusieurs semaines ou plusieurs mois de rééducation, de repos imposé, parfois de chirurgie.
Autrement dit, le type d’arrêt qui traverse la frontière du 91e jour, celle où l’indemnisation cesse d’être proportionnelle au revenu.

Nous n’avons pas trouvé de statistique officielle et datée sur la prévalence des troubles musculo-squelettiques chez les masseurs-kinésithérapeutes français. Des chiffres circulent sur des sites commerciaux, nous ne les reprenons pas.
Le raisonnement ci-dessus tient sans eux : il repose sur la nature des gestes professionnels, pas sur une statistique.

Le deuxième élément est arithmétique.
Au-delà de 90 jours, la CARPIMKO verse 55,44 € par jour en 2026, le même montant pour tout le monde. Sur 30 jours, cela représente 1 663,20 € bruts, avant prélèvements sociaux.
Une kinésithérapeute libérale dont le revenu mensuel tourne autour de 2 000 € voit une partie de son revenu maintenue.
Un masseur-kinésithérapeute titulaire d’un cabinet qui dégage 5 000 € par mois voit la même somme arriver.
L’écart entre le revenu réel et l’indemnité forfaitaire grandit mécaniquement avec le revenu, et c’est la seule variable que le régime obligatoire ne corrige jamais.

Le troisième élément est souvent oublié : les charges du cabinet ne s’arrêtent pas.
Loyer, crédit de matériel, secrétariat téléphonique, logiciel, cotisations, assurances. Elles courent pendant l’arrêt, que vous travailliez ou non. Or couvrir un revenu et couvrir des frais professionnels sont deux garanties distinctes dans un contrat de prévoyance.
La seconde n’est pas systématiquement comprise dans la première : c’est un point à vérifier dans vos conditions particulières, pas une chose à présumer. Cela vaut aussi pour l’ensemble de les assurances du kiné libéral, dont la logique est différente : votre responsabilité civile professionnelle protège vos patients, elle ne protège pas votre revenu.

Dernier point, rarement écrit. Comme tout travailleur indépendant, un kinésithérapeute libéral n’est pas couvert d’office contre les accidents du travail et les maladies professionnelles.
Une assurance volontaire individuelle existe auprès de l’Assurance maladie et améliore la prise en charge des soins. Mais, précise ameli.fr, elle n’ouvre pas droit au versement d’indemnités journalières. Elle ne remplace donc pas une couverture de revenu.

Ce qui fait varier le prix d'un contrat de prévoyance

Le marché affiche des prix sans presque jamais dire ce qui les fait bouger. Voici les variables, dans l’ordre de leur poids.

La franchise arrive en tête. C’est le nombre de jours d’arrêt pendant lesquels le contrat ne verse rien.
Plus elle est courte, plus la cotisation monte, et l’écart n’a rien de marginal.

De 71 à 108 € par mois selon la franchise retenue, 15 ou 30 jours, et selon le contrat. Une couverture complémentaire du risque accident du travail et maladie professionnelle a été chiffrée à 21 € par mois.

Donnée établie à partir de 2 propositions établies par l’intermédiaire du cabinet en 2026 pour une kinésithérapeute remplaçante diplômée en 2026, environ 50 000 € de chiffre d’affaires en micro-BNC, sans sinistre déclaré, sans local en propre, exprimant un besoin de 2 000 à 2 500 € de revenus mensuels et de 800 € de charges. Montant toutes taxes comprises. Échantillon réduit. Ce montant est donné à titre indicatif, ne constitue ni un devis ni un engagement tarifaire, et ne préjuge pas du tarif applicable à une situation particulière.

 

Ce que dit ce dossier : pour la même personne, le même besoin déclaré et le même moment, l’écart dépasse 50 %. Ce qui sépare les deux propositions n’est pas la solidité de l’assureur, c’est la franchise et le périmètre couvert.
Quinze jours d’indemnisation supplémentaires se paient, tous les mois, pendant toute la durée du contrat.
Cela ne veut pas dire que la proposition la moins chère est la bonne, ni l’inverse : cela veut dire que comparer deux tarifs sans comparer les franchises ne compare rien du tout. C’est un dossier, pas un prix de marché.

Les autres variables, à examiner ensemble :

  • Le montant d’indemnité choisi.
    Vous décidez du niveau de revenu que vous voulez voir maintenu. C’est le premier curseur, et le plus visible sur la cotisation.
  • L’âge à la souscription.
    Il est retenu par tous les assureurs et il ne redescend jamais.
    Un contrat souscrit à 28 ans et un contrat souscrit à 45 ans, à garanties comparables, ne se tarifent pas de la même façon.
  • La couverture ou non des frais professionnels.
    Garantie distincte de l’indemnité de revenu, parfois intégrée, parfois vendue en option.
    Question à poser directement : cette ligne est-elle comprise, ou s’ajoute-t-elle ?
  • Le mode d’indemnisation, forfaitaire ou indemnitaire.
    Dans un contrat forfaitaire, l’indemnité est celle prévue au contrat. Dans un contrat indemnitaire, l’assureur verse à hauteur de la perte réellement subie, justificatifs à l’appui, ce qui peut aboutir à un montant inférieur à celui souscrit.
    Les deux logiques existent et aucune n’est supérieure dans l’absolu : elles ne se comportent pas de la même façon selon que vos revenus sont réguliers ou irréguliers.
  • Les options.
    Rente éducation, rente de conjoint, capital décès, couverture du risque accident du travail et maladie professionnelle.
    Chacune a son coût, et chacune fait doublon ou non avec ce que verse déjà la CARPIMKO.


Cette même logique de tarification se retrouve chez les autres professions de santé libérales : ce sont les mêmes curseurs, appliqués à des régimes obligatoires différents.


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  • Aucune souscription engagée à ce stade
  • Un interlocuteur unique, pas un centre d'appel
  • Plusieurs compagnies interrogées, pas une seule

ADENOR Courtage, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 15004082, sous le contrôle de l'ACPR.

Les six points à vérifier dans un contrat

Point La question à poser Pourquoi ça compte
La franchise À partir de quel jour d’arrêt le contrat verse-t-il ? Cette franchise est-elle la même en maladie et en accident ? Et faut-il la distinguer d’un éventuel délai de carence après la souscription ? C’est la variable qui pèse le plus sur la cotisation. Et les deux notions sont souvent confondues, y compris dans les documents commerciaux.
L’assiette et le mode d’indemnisation L’indemnité est-elle forfaitaire ou indemnitaire ? Sur quel revenu de référence est-elle calculée, et sur quelle année ? Que se passe-t-il si mes revenus baissent après la souscription ? Un contrat indemnitaire peut verser moins que le montant souscrit si la perte réelle est inférieure. La différence se découvre au moment du sinistre, pas avant.
Les frais professionnels La garantie frais professionnels est-elle comprise ou s’agit-il d’une option distincte ? Quelles charges entrent dans son périmètre, et sur justificatifs ou au forfait ? Le loyer, le matériel et les cotisations continuent de courir pendant l’arrêt. Couvrir un revenu ne couvre pas mécaniquement les frais du cabinet.
La définition de l’invalidité L’invalidité s’apprécie-t-elle par rapport à ma profession de kinésithérapeute, ou par rapport à toute activité professionnelle ? Quel barème est utilisé, et qui procède à l’évaluation ? La distinction est décisive pour un métier manuel : on peut être empêché d’exercer la kinésithérapie tout en restant apte à un autre travail. Les statuts de la CARPIMKO prévoient d’ailleurs l’arrêt des prestations si un reclassement professionnel est jugé possible.
Les exclusions et le questionnaire de santé Quelles pathologies sont exclues ou soumises à limitation, notamment les affections du rachis et les troubles psychiques ? Mes réponses au questionnaire entraînent-elles une exclusion, une surprime, ou rien ? Ce sont précisément les motifs d’arrêt les plus probables dans la profession. Une exclusion se lit avant de signer, pas après.
La durée et le passage en rente Pendant combien de temps l’indemnité journalière est-elle servie ? Comment et à quel moment bascule-t-on sur une rente d’invalidité ? Jusqu’à quel âge ? La CARPIMKO cesse de verser son allocation journalière à la fin de la troisième année. Ce qui se passe ensuite, côté contrat, se vérifie à la souscription.

Ces six lignes sont formulées en questions, volontairement. Un contrat ne se juge pas sur une liste de garanties affichées, mais sur les réponses écrites que votre intermédiaire vous apporte, et que vous retrouvez dans vos conditions particulières.

Franchise et carence : deux mots, deux choses

Le vocabulaire prête à confusion, y compris chez les professionnels. Retenez la distinction suivante.

La franchise est la période, en début d’arrêt, pendant laquelle rien n’est versé.
Elle se déclenche à chaque nouveau sinistre. C’est ce que fait l’Assurance maladie avec ses trois premiers jours, qu’ameli.fr nomme pourtant « délai de carence ». C’est aussi ce que fait la CARPIMKO avec ses 90 jours, qu’elle nomme elle aussi « délai de carence ».
Les textes officiels emploient donc « carence » là où un contrat d’assurance parlera de « franchise ».

La carence, au sens des contrats d’assurance de personnes, désigne autre chose : la période qui suit la souscription et pendant laquelle certaines garanties ne jouent pas encore. Vous payez, mais vous n’êtes pas encore couvert sur ce risque précis.

Aucune définition légale unique ne tranche entre ces deux usages.
C’est pourquoi la seule question utile est celle du bloc précédent : à partir de quel jour d’arrêt le contrat verse-t-il, et existe-t-il un délai après la signature avant que la garantie ne s’applique ?
Les deux réponses figurent dans vos conditions particulières.

La fiscalité : ce qui se déduit, ce qui s'impose

L’article 154 bis du code général des impôts autorise la déduction, du bénéfice professionnel, des cotisations versées à un contrat facultatif de prévoyance complémentaire, dès lors qu’il répond à la définition des contrats d’assurance de groupe de l’article L. 144-1 du code des assurances.
La déduction est plafonnée. Le plafond, commun à la prévoyance et à la complémentaire santé, est égal à 3,75 % du bénéfice imposable augmenté de 7 % du plafond annuel de la sécurité sociale, sans pouvoir excéder 3 % de huit fois ce plafond (article 154 bis II du CGI, commenté au BOI-BIC-CHG-40-50-40-20). Avec un plafond annuel de la sécurité sociale de 48 060 € au 1er janvier 2026, la part fixe ressort à 3 364,20 € et le plafond maximal à 11 534,40 €.

Cette déduction suppose d’être imposé au réel, en déclaration contrôlée.
Au micro-BNC, le bénéfice imposable est obtenu en appliquant aux recettes un abattement forfaitaire représentatif de frais de 34 %, avec un minimum de 305 € (article 102 ter du CGI). Cet abattement est calculé automatiquement et aucune charge réelle ne vient en déduction en plus, cotisation de prévoyance comprise. Rien n’empêche un kinésithérapeute au micro-BNC de souscrire un contrat : l’avantage fiscal, lui, ne s’applique pas tant qu’il n’a pas opté pour la déclaration contrôlée. Cet arbitrage se traite avec un comptable, pas avec un assureur.

Le second point est systématiquement omis par les pages concurrentes.
L’article 154 bis A du code général des impôts prévoit que les prestations servies sous forme de revenus de remplacement au titre de ces contrats sont prises en compte pour la détermination du revenu imposable de leur bénéficiaire, que les cotisations aient été ou non effectivement déduites. Les indemnités journalières que vous percevrez seront donc imposables. Ce n’est pas un détail : cela signifie que le montant à couvrir se raisonne en net d’impôt, pas en brut.

Pour mémoire, les indemnités journalières versées par l’Assurance maladie suivent la même logique : elles supportent la CSG à 6,2 % et la CRDS à 0,5 %, et elles sont soumises à l’impôt sur le revenu, sauf lorsqu’elles se rattachent à une affection de longue durée exonérante (ameli.fr). La prévoyance n’est donc pas le seul poste à regarder dans une stratégie de protection : l’épargne retraite obéit à un plafond distinct et à une fiscalité différente.

Remplaçant, collaborateur, titulaire, en cours d'installation

Remplaçante ou remplaçant.
Vous n’avez ni local ni charges fixes lourdes, ce qui réduit le besoin de couverture des frais professionnels sans le supprimer. En revanche, vos revenus sont par nature irréguliers, et le mode de calcul de l’indemnité journalière de l’Assurance maladie, fondé sur la moyenne des trois années civiles précédentes, lisse ces irrégularités d’une façon qui peut vous être favorable ou non.
La CARPIMKO, elle, verse le même forfait qu’à tout le monde.

Collaboratrice ou collaborateur.
Votre contrat de collaboration prévoit une redevance versée au titulaire, et cette redevance ne s’interrompt pas d’elle-même pendant un arrêt. Vérifiez ce que dit votre contrat sur ce point avant de calibrer une garantie frais professionnels.
C’est une charge fixe comme une autre.

Titulaire.
C’est la situation où les trois éléments décrits plus haut se cumulent le plus nettement : revenu le plus élevé, donc écart maximal avec le forfait de la CARPIMKO, et charges de cabinet les plus lourdes.
Nous ne disposons pas de données de courtage sur des dossiers de kinés titulaires ou collaborateurs, nous ne transposons donc aucun chiffre à ces situations.

En cours d’installation.
C’est le point le plus important de cette section. L’indemnisation de l’Assurance maladie du 4e au 90e jour suppose au moins 12 mois d’affiliation continus dans l’activité (ameli.fr).
Un kinésithérapeute qui s’installe en mars n’y a donc pas droit avant mars de l’année suivante.
Du côté de la CARPIMKO, les statuts du régime invalidité-décès prévoient que les garanties ne courent qu’à compter du premier jour du trimestre civil suivant la date de début d’activité.
Concrètement, pendant les premiers mois d’exercice, l’étage qui couvre les arrêts courts et moyens peut être absent.
Si vous veniez d’un emploi salarié, un maintien de droits au titre de l’activité précédente est parfois possible : cela se vérifie auprès de votre caisse primaire, au cas par cas. Nous détaillons les autres démarches dans notre guide sur les étapes de l’installation en libéral.

Le rôle du courtier

Un courtier est un intermédiaire en assurance. Il interroge plusieurs assureurs, compare les garanties ligne à ligne et vous accompagne à la souscription puis en cas de sinistre. Il n’est pas assureur : il ne porte pas le risque et ne décide pas d’une indemnisation. Medicazen est adossé à ADENOR Courtage, cabinet de courtage immatriculé à l’ORIAS sous le numéro 15004082 et soumis au contrôle de l’ACPR.

La prévoyance n’est qu’un des contrats du dossier : retrouvez toutes les assurances du kiné libéral, dont la seule qui soit obligatoire, la responsabilité civile professionnelle du kiné.

Questions fréquentes

La prévoyance est-elle obligatoire pour un ou une kiné libéral ?

Non.
Aucune obligation légale n’impose un contrat de prévoyance complémentaire à un masseur-kinésithérapeute libéral. En revanche, la cotisation au régime invalidité-décès de la CARPIMKO, elle, est obligatoire : 1 022 € en 2026, indépendante du revenu, due jusqu’à l’âge du taux plein (carpimko.com). Vous cotisez donc déjà à une prévoyance de base, que vous le sachiez ou non.

55,44 € par jour en 2026, à partir du 91e jour d’arrêt, quel que soit votre revenu. Ce montant peut être majoré de 8,06 € par jour par descendant à charge et de 20,16 € par jour si le recours à une tierce personne est nécessaire. Le versement se poursuit au plus tard jusqu’au dernier jour de la troisième année d’incapacité. Il faut être à jour de ses cotisations et déclarer l’arrêt dans les six mois, la CPAM ne transmettant pas l’information à la caisse (carpimko.com).

L’Assurance maladie, à partir du 4e jour, après un délai de carence de trois jours. L’indemnité est égale à 1/730e de votre revenu d’activité annuel moyen des trois années civiles précédentes, plafonnée à 197,51 € bruts par jour au 1er janvier 2026. Elle suppose au moins 12 mois d’affiliation continus dans l’activité, condition qui exclut de fait les premiers mois d’installation (ameli.fr).

Non.
La responsabilité civile professionnelle indemnise les dommages que vous causez à vos patients ou à des tiers. Elle ne verse rien lorsque c’est vous qui êtes blessé. Par ailleurs, en tant que libéral, vous n’êtes pas couvert d’office contre les accidents du travail : une assurance volontaire individuelle existe auprès de l’Assurance maladie, mais ameli.fr précise qu’elle n’ouvre pas droit à des indemnités journalières. Pour distinguer les différents contrats, voyez les assurances du kiné libéral.

Seulement si vous êtes imposé au réel, en déclaration contrôlée, et dans la limite du plafond de l’article 154 bis du CGI. Au micro-BNC, le bénéfice est calculé après un abattement forfaitaire de 34 % censé représenter l’ensemble des frais, et aucune charge réelle ne se déduit en plus. À noter également : les indemnités que vous percevrez au titre du contrat seront imposables, que les cotisations aient été déduites ou non (article 154 bis A du CGI).

La question se pose surtout au moment de l’installation, puisque c’est la période où les deux étages du régime obligatoire sont les moins présents : 12 mois d’affiliation exigés côté Assurance maladie, garanties CARPIMKO courant à compter du trimestre civil suivant le début d’activité. Deux autres paramètres jouent ensuite : l’âge, retenu à la souscription et jamais révisé à la baisse, et l’état de santé au moment du questionnaire médical.

Vincent Legac, gérant d'ADENOR Courtage

Rédigé et validé par

Vincent Legac

Gérant d’ADENOR Courtage, courtier en assurance immatriculé à l’ORIAS sous le n° 15004082, sous le contrôle de l’ACPR.

Courtier depuis 2015, spécialisé dans la protection des professionnels de santé libéraux : responsabilité civile professionnelle, prévoyance, mutuelle et retraite.

Immatriculation vérifiable sur orias.fr.

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  • Un interlocuteur unique, pas un centre d'appel
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