Depuis l’avenant 7 à la convention nationale, l’endroit où vous vous installez décide si vous serez conventionné ou conventionnée.
Le zonage compte quatre niveaux.
En zone non prioritaire, une installation conventionnée n’est possible qu’à la place d’un départ.
Ce guide reprend les démarches dans l’ordre, sources officielles à l’appui, pour éviter l’erreur qui coûte le plus cher : signer avant d’avoir vérifié.
L’essentiel en 5 points (septembre 2026)
- Quatre niveaux de zonage depuis l’avenant 7, conclu le 13 juillet 2023 : zones très sous-dotées, sous-dotées, intermédiaires et non prioritaires (anciennement sur-dotées). Source : ameli.fr
- En zone non prioritaire, le conventionnement n’est accordé qu’en succession d’un ou d’une kiné qui cesse définitivement son activité dans la zone : la règle « 1 départ pour 1 installation », sauf cas dérogatoires. Source : ameli.fr
- La zone d’un cabinet se vérifie sur rezonekine.ameli.fr ou sur le site de votre ARS, avant de signer un bail ou de racheter une patientèle. Source : ameli.fr
- L’ordre des démarches : zone, mode d’exercice, assurance, Ordre, CPAM, puis déclaration au guichet unique au plus tard 8 jours après le début d’activité. Source : urssaf.fr
- La responsabilité civile professionnelle est obligatoire pour tout professionnel de santé libéral et doit être active dès le premier acte. Source : article L.1142-2 du code de la santé publique
Sommaire
Les étapes de l'installation en kiné libéral , dans l'ordre
Chaque étape conditionne la suivante.
Une erreur d’ordre coûte cher : un bail signé en zone non prioritaire sans place disponible, ou un premier patient vu sans assurance active.
| Étape | Organisme | Ce que vous obtenez | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| 1. Vérifier la zone | ARS, outil Rezone Kiné de l’Assurance Maladie | Le classement de la commune et votre éligibilité aux contrats d’aide | À faire avant tout engagement : bail, rachat de patientèle, prêt. |
| 2. Choisir son mode d’exercice | Le ou la titulaire, les futurs associés | Un contrat écrit : remplacement, collaboration, statuts de société | Le contrat de remplacement est communiqué au conseil départemental de l’Ordre (art. R.4321-107 CSP). |
| 3. Souscrire sa RCP | Un assureur, en direct ou via un courtier | Une attestation de responsabilité civile professionnelle | Une attestation peut être réclamée lors de l’inscription à l’Ordre. Elle doit en tout cas couvrir le premier acte. |
| 4. S’inscrire à l’Ordre | Conseil départemental de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes du lieu d’exercice | Inscription au tableau, numéro RPPS, carte CPS | Le conseil dispose de trois mois à compter du dossier complet. Aucun exercice avant l’inscription. |
| 5. Se déclarer à la CPAM | Caisse d’assurance maladie du lieu d’exercice | Enregistrement de l’activité, adhésion à la convention, affiliation au régime des PAMC | En zone non prioritaire, la demande passe par la commission paritaire départementale avant décision. |
| 6. Déclarer l’activité au guichet unique | formalites.entreprises.gouv.fr | Numéro SIRET, code APE, transmission aux organismes sociaux et fiscaux | Au plus tard 8 jours après le début d’activité, une fois le numéro de praticien obtenu auprès de la CPAM. |
| 7. Suivre ses affiliations | URSSAF et CARPIMKO | Compte cotisant URSSAF, numéro d’affilié CARPIMKO | Affiliation CARPIMKO au premier jour du trimestre civil suivant le début d’activité. Cotisations URSSAF sur base forfaitaire les deux premières années. |
Sources : urssaf.fr (ordre des démarches et délai de 8 jours), ameli.fr, ordremk.fr, service-public.fr, carpimko.com, portail d’accompagnement des professionnels de santé Île-de-France (ARS). Consultés le 11 septembre 2026.
Beaucoup de kinés commencent par remplacer avant d’ouvrir leur cabinet.
Ce passage suppose d’être inscrit au tableau et de respecter les règles du contrat de remplacement kiné.
Zonage kiné : vérifier sa zone avant de s'installer
Il n’existe pas de « loi installation kiné » au sens d’un texte unique. La régulation vient de la convention nationale signée entre l’Assurance Maladie et les syndicats de kinésithérapeutes, modifiée par ses avenants 5, 6 et 7. Les zones sont fixées par arrêté de chaque agence régionale de santé, en application de l’article L.1434-4 du code de la santé publique.
Depuis l’avenant 7, conclu le 13 juillet 2023 et approuvé par arrêté du 21 août 2023, le zonage des masseurs-kinésithérapeutes compte quatre niveaux : zones très sous-dotées, sous-dotées, intermédiaires et non prioritaires, anciennement appelées sur-dotées. Selon l’Assurance Maladie, les zones non prioritaires couvrent 30 % de la population, les zones très sous-dotées 15 % et les zones sous-dotées les 15 % suivants.
En zone non prioritaire, la règle est « 1 départ pour 1 installation ». Le conventionnement n’est accordé que si vous succédez à un confrère ou une consœur qui cesse définitivement son activité dans la zone. Le ou la kiné qui part dispose de deux ans pour désigner son successeur, et la personne désignée nommément est prioritaire. La règle vaut pour tous, jeunes diplômés compris. La demande est adressée à la caisse d’assurance maladie de la zone. Elle est soumise à l’avis de la commission paritaire départementale, puis le directeur de la CPAM décide.
Des dérogations existent. Elles tiennent à la vie personnelle (situation médicale grave, mutation du conjoint, changement d’adresse professionnelle lié à une situation juridique) ou à une offre insuffisante de soins spécifiques : réhabilitation respiratoire, kinésithérapie périnéo-sphinctérienne, rééducation vestibulaire, kinésithérapie pédiatrique, rééducation maxillo-faciale. Il faut alors justifier de 50 % d’actes spécifiques sur les trois années précédentes. Une dernière dérogation vise le cabinet de groupe dont l’équilibre est menacé par le départ d’un associé, d’un collaborateur ou d’un assistant. Hors conventionnement, les actes ne sont pas pris en charge par l’Assurance Maladie.
La date d’entrée en vigueur dépend de votre région. La régulation s’applique après publication de l’arrêté de zonage de l’ARS : le 5 novembre 2024 en Île-de-France, le 22 janvier 2025 dans les Hauts-de-France. Pour les autres régions, la date figure sur le site de votre ARS.
Et l’avenant 8 ? Conclu le 28 novembre 2025 et publié au Journal officiel du 19 décembre 2025, il avance au 28 mai 2026 la revalorisation de certains actes et ajuste les indemnités forfaitaires de déplacement spécifiques. La présentation qu’en fait l’Assurance Maladie ne mentionne aucun changement du zonage ni de la régulation.
Pour les étudiants et étudiantes ayant commencé leur formation en 2023, une condition s’ajoute. Pour être conventionné, le ou la kiné doit justifier de deux ans d’expérience en établissement sanitaire ou médico-social en France, ou s’engager à exercer les deux premières années de son conventionnement en zone très sous-dotée ou sous-dotée. Les deux peuvent se combiner, successivement ou en même temps, sur la période de deux ans.
Avant de signer un bail ou de racheter une patientèle, faites trois vérifications. Un : le classement de la commune sur l’outil Rezone Kiné de l’Assurance Maladie et dans l’arrêté de l’ARS. Deux : en zone non prioritaire, l’existence d’une place, c’est-à-dire un départ définitif et l’engagement écrit du ou de la kiné sortante de vous désigner comme successeur. Trois : votre situation au regard de la condition d’expérience, si elle vous concerne. Un rachat sans conventionnement possible, c’est un cabinet dont les actes ne seront pas remboursés.
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Aides à l'installation kiné en zone très sous-dotée
L’Assurance Maladie propose trois contrats incitatifs réservés aux zones très sous-dotées. Ils sont individuels, non cumulables entre eux et destinés aux kinés libéraux conventionnés. Montants et conditions ci-dessous selon ameli.fr, page mise à jour le 7 novembre 2025.
Le contrat d’aide à la création de cabinet (CACCMK) vise la création ou la reprise d’un cabinet principal dans l’année précédant la demande. Il ouvre droit à 49 000 € en quatre versements, dont 30 000 € à la signature, sur un contrat de cinq ans non renouvelable. En reprise, il suppose la cessation totale d’activité du ou de la titulaire. Les collaborateurs et assistants installés dans la zone depuis moins de trois ans y ont aussi accès.
Le contrat d’aide à l’installation (CAIMK) concerne l’arrivée dans un cabinet existant depuis moins d’un an, en exercice de groupe ou pluriprofessionnel. Il ouvre droit à 34 000 € en quatre versements, dont 15 000 € à la signature, sur cinq ans non renouvelables.
Pour ces deux contrats, l’engagement porte sur 2 000 actes la première année puis 3 000 par an, dont la moitié dans la zone, et sur cinq ans d’exercice dans la zone. Entre 1 500 et 3 000 actes, l’aide est proratisée. En exercice seul, le CACCMK exige un recours régulier à un remplaçant ; en groupe, un contrat validé par l’Ordre.
Le contrat d’aide au maintien (CAMMK) s’adresse aux kinés déjà installés : 4 000 € par an pendant trois ans, renouvelable tacitement. Dans les trois contrats, l’accueil d’un étudiant stagiaire de 4e ou 5e année à temps plein ouvre droit à 300 € par mois.
Pour adhérer, on s’adresse à sa caisse d’assurance maladie. Ces aides sont à déclarer : elles entrent dans la base de calcul des cotisations sociales, précise service-public.fr. Des collectivités territoriales proposent aussi leurs propres aides, recensées par le portail d’accompagnement des professionnels de santé de chaque région.
Remplaçant, collaborateur ou titulaire : ce que chaque statut implique
Un point à retenir avant le tableau : chaque kiné qui exerce en libéral doit avoir sa propre RCP. Celle du titulaire ne couvre pas l’activité du remplaçant ou de la collaboratrice.
| Mode d’exercice | Conditions | Contrat | Ce qu’il faut assurer soi-même |
|---|---|---|---|
| Remplaçant ou remplaçante | Inscription au tableau de l’Ordre. Remplacement temporaire et personnel. Le ou la kiné remplacée cesse toute activité de soin pendant le remplacement, sauf dérogation du conseil départemental. | Contrat écrit. Le ou la titulaire informe au préalable le conseil départemental (noms, dates, durée) et lui communique le contrat. | Sa propre RCP, dès le premier remplacement. Sa prévoyance. |
| Collaborateur ou collaboratrice libérale | Exerce auprès d’un autre kiné, en toute indépendance et sans lien de subordination. Peut se constituer une patientèle personnelle. | Contrat écrit, à peine de nullité : durée, rémunération, conditions d’exercice, conditions de rupture et préavis. | Sa propre RCP : la loi le rend responsable de ses actes professionnels. Sa prévoyance. |
| Titulaire | Conventionnement selon la zone. Exercice seul, en groupe ou en société. | Bail, statuts de société le cas échéant, contrats avec remplaçants et collaborateurs. | Sa RCP, sa prévoyance, et les assurances liées au local selon le bail et les contrats. |
Sources : article R.4321-107 du code de la santé publique (remplacement) ; article 18 de la loi n° 2005-882 du 2 août 2005 (collaboration libérale) ; article L.1142-2 du code de la santé publique (RCP). Consultés sur legifrance.gouv.fr le 11 septembre 2026.
Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, RPPS et carte CPS
Afin d’exercer en tant que kiné libéral, vous devez vous inscrire à l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes. Vous obtiendrez alors votre numéro RPPS : c’est un identifiant unique qui vous suivra durant toute votre carrière. Vous recevrez ensuite votre carte de professionnel de santé (CP).
Guichet unique, URSSAF, CARPIMKO et code NAF du kiné libéral
La déclaration de début d’activité se fait en ligne sur le guichet unique des formalités d’entreprises, formalites.entreprises.gouv.fr.
Selon l’URSSAF, elle intervient au plus tard dans les 8 jours suivant le début d’activité, une fois obtenu votre numéro de praticien auprès de la CPAM. Une seule déclaration informe l’Insee, l’URSSAF, la CARPIMKO et l’administration fiscale.
Le code NAF d’un kiné libéral est le 86.90E, « Activités des professionnels de la rééducation, de l’appareillage et des pédicures-podologues ». L’Insee l’attribue à l’immatriculation. Au 1er janvier 2027, la nouvelle nomenclature NAF 2025 remplace l’actuelle pour toutes les entreprises : l’activité des kinésithérapeutes relèvera alors du code 86.95Y, « Activités de physiothérapie ». Votre futur code APE est déjà consultable, et rectifiable si besoin, dans le répertoire Sirene de l’Insee.
La CARPIMKO est la caisse de retraite et de prévoyance des infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistes. Vous n’avez pas de démarche d’affiliation à faire auprès d’elle : le guichet unique lui transmet votre déclaration, et la caisse indique ne plus recevoir de déclaration d’affiliation directe. L’affiliation prend effet le premier jour du trimestre civil qui suit le début d’activité. Dans le trimestre suivant, vous recevez par courrier votre numéro d’affilié et un mot de passe provisoire pour votre espace personnel.
La CARPIMKO gère votre retraite et vos garanties invalidité-décès. Elle prend aussi le relais en cas d’arrêt de travail de plus de 90 jours. L’URSSAF recouvre les autres cotisations sociales. Les deux premières années, elles sont calculées sur une base forfaitaire puis régularisées sur les revenus réels, et les premiers paiements interviennent après un délai minimal de 90 jours.
Conventionnement kiné à la CPAM : démarches et régime des PAMC
Après l’inscription à l’Ordre, vous enregistrez votre activité libérale auprès de la caisse d’assurance maladie de votre lieu d’exercice.
C’est là que se joue le conventionnement : en adhérant à la convention nationale, vous appliquez ses tarifs et vos patients sont remboursés. La caisse vous affilie au régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PAMC) et vous oriente pour l’URSSAF.
Le régime des PAMC couvre, sous réserve du paiement des cotisations, vos frais de santé et ceux de vos ayants droit, ainsi que des prestations en cas de maternité, de paternité ou d’adoption. En contrepartie du respect des tarifs conventionnels, l’Assurance Maladie prend en charge une partie de vos cotisations sociales. Autre conséquence, précisée par l’URSSAF : un auxiliaire médical conventionné ne peut pas exercer sous le régime de l’auto-entrepreneur.
Le lien avec le zonage est direct. En zone très sous-dotée, sous-dotée ou intermédiaire, la demande suit la procédure habituelle. En zone non prioritaire, le conventionnement dépend d’une place libérée ou d’une dérogation, après avis de la commission paritaire départementale. Enfin, la couverture des accidents du travail et maladies professionnelles passe par une assurance volontaire, à demander à votre CPAM.
Statut juridique et fiscal du kiné libéral
| Forme | Ce qu’elle permet | Régime social du dirigeant | Situation typique |
|---|---|---|---|
| Entreprise individuelle | Exercer en son nom propre. Bénéfices imposés en BNC. | Pas de dirigeant au sens social : le ou la kiné conventionnée relève du régime des PAMC. | Remplaçants, collaborateurs, titulaires qui exercent seuls. |
| SCM (société civile de moyens) | Partager des moyens (local, matériel, personnel) sans exercer en commun. Chaque associé garde sa patientèle et ses honoraires. | Sans incidence : chaque associé conserve son propre statut. | Kinés qui partagent un cabinet, y compris avec d’autres professions libérales. |
| SCP (société civile professionnelle) | Exercer en commun avec partage d’honoraires. De 2 à 6 kinés associés, personnes physiques. Responsabilité indéfinie des associés pour les dettes sociales. | Gérant : travailleur non salarié. | Cabinet de groupe qui met en commun son activité. |
| SELARL | Exercer en société de capitaux. Responsabilité financière limitée aux apports. Impôt sur les sociétés, option possible pour l’impôt sur le revenu. | Travailleur non salarié si gérance majoritaire, assimilé salarié dans les autres cas. | Exercice seul (SELARL unipersonnelle) ou à plusieurs. |
| SELAS | Même logique, avec une grande liberté statutaire. Responsabilité limitée aux apports. Impôt sur les sociétés, option possible pour l’impôt sur le revenu. | Président : assimilé salarié au titre de son mandat social. | Projets à plusieurs associés avec une gouvernance sur mesure. |
Source : service-public.fr, fiches SCP (vérifiée le 16 décembre 2025), SCM, SELARL et SELAS. Consultées le 11 septembre 2026.
Une SEL ne rend pas « salarié ». Le régime assimilé salarié ne vise que la rémunération du mandat social de certains dirigeants. Depuis le 1er janvier 2024, la rémunération que les associés perçoivent pour leur activité libérale au sein d’une SEL est imposée en BNC.
Les sociétés d’exercice (SCP, SEL) s’inscrivent au tableau de l’Ordre avant leur immatriculation. Le cadre de l’exercice en société des professions de santé a été revu par l’ordonnance du 8 février 2023 et le décret n° 2025-1216 du 11 décembre 2025.
Côté impôt, un ou une kiné en entreprise individuelle relève du régime micro-BNC tant que ses recettes restent sous le seuil.
Pour les revenus 2026, il s’applique si le chiffre d’affaires hors taxe de 2024 ou de 2025 n’a pas dépassé 83 600 € ; on n’en sort qu’après deux années consécutives de dépassement. Le bénéfice imposable est calculé après un abattement forfaitaire, sans déduction des frais réels. Au-delà, ou sur option, c’est la déclaration contrôlée : imposition sur le bénéfice réel, avec une comptabilité complète. Le micro-BNC est un régime fiscal. Il ne fait pas de vous un auto-entrepreneur, régime fermé aux auxiliaires médicaux conventionnés.
Lettre d'installation : kiné ce que la déontologie permet
La recherche « lettre installation kiné » recouvre surtout un besoin : annoncer son arrivée aux médecins du secteur, aux confrères et consœurs ou au public. Le code de déontologie l’autorise dans un cadre précis. Depuis le décret du 22 décembre 2020, le ou la kiné est libre de communiquer au public, par tout moyen, y compris sur un site internet, des informations sur ses compétences, son parcours et ses conditions d’exercice (article R.4321-67-1 du code de la santé publique).
Cette communication reste loyale et honnête.
Elle ne s’appuie pas sur des témoignages de tiers, ne se compare pas à d’autres kinés ou établissements et n’incite pas à des soins inutiles. Payer pour apparaître en priorité dans les résultats d’une recherche en ligne est interdit, rappelle l’Ordre.
Une lettre qui s’en tient aux faits (adresse, date d’ouverture, modalités de contact, champs de pratique) entre dans ce cadre.
En zone non prioritaire, le mot « lettre » a un second sens : la demande de conventionnement adressée à la caisse d’assurance maladie, qui la soumet à la commission paritaire départementale. Voir la partie consacrée au zonage.
S'assurer avant le premier patient
Cette obligation mérite un développement à part : nous détaillons l’obligation d’assurance et ses trois terrains, ainsi que ce qu’une RCP ne prendra jamais en charge.
La responsabilité civile professionnelle est une obligation légale pour tout professionnel de santé exerçant à titre libéral (article L.1142-2 du code de la santé publique). Les plafonds de garantie ne peuvent pas être inférieurs à 8 millions d’euros par sinistre et 15 millions d’euros par an (article R.1142-4).
Le ou la kiné n’établit pas de diagnostic médical : sa pratique comporte le diagnostic kinésithérapique et le traitement des troubles du mouvement et des capacités fonctionnelles (article L.4321-1). C’est sur cet exercice que sa responsabilité peut être recherchée, dès la première séance. La RCP doit donc être active au premier acte, remplacement compris.
Pour aller plus loin : ce que couvre une RCP de kiné et les plafonds à vérifier.
Une fois installé, deux contrats facultatifs pèsent lourd : ce qui fait vraiment varier le prix d’un contrat de prévoyance et la complémentaire santé quand on quitte le salariat.
La première année, la protection sociale obligatoire a un trou. Les indemnités journalières versées par la CPAM du 4e au 90e jour d’arrêt supposent au moins 12 mois d’affiliation continue. Avant, vous n’êtes pas indemnisé, sauf maintien de droits issus d’une activité précédente, à vérifier auprès de votre CPAM. Au-delà du 90e jour, la CARPIMKO prend le relais. Détails dans : la protection sociale du kiné libéral la première année et l’indemnisation d’un arrêt maladie en kiné libéral.
Un accident qui vous blesse, vous, ne relève pas de la RCP. Il relève de la prévoyance et, pour l’accident du travail, de l’assurance volontaire proposée par la CPAM. Pour la retraite, un plan d’épargne retraite pour professionnels de santé peut compléter le régime obligatoire.
Pour faire le tri, voir les assurances à souscrire en tant que kiné libéral, ou confiez la comparaison à un courtier en assurance des professions libérales médicales. Medicazen est un cabinet de courtage : nous comparons les contrats, nous ne sommes pas assureur.
Une fois installé, reste à comprendre ce que vos cotisations couvrent vraiment les premières années : lisez notre page sur la protection sociale du kiné libéral qui démarre.
Questions fréquentes sur l'installation en kiné libéral
Un kinésithérapeute peut-il s'installer où il veut ?
Pas totalement. L’installation reste possible partout, mais le conventionnement dépend de la zone.
En zone non prioritaire, l’Assurance Maladie ne l’accorde qu’en succession d’un ou d’une kiné qui cesse définitivement son activité dans la zone, sauf dérogation. Hors conventionnement, les actes ne sont pas pris en charge par l’Assurance Maladie. Pour les étudiants ayant commencé leur formation en 2023, une condition d’expérience ou d’exercice en zone sous-dotée s’ajoute. Sources : rezonekine.ameli.fr, ARS Hauts-de-France, arrêté du 21 août 2023.
Est-il possible d'installer un kiné dans une zone intermédiaire ?
Oui. La régulation du conventionnement ne s’applique qu’aux zones non prioritaires : en zone intermédiaire, la demande suit la procédure habituelle auprès de la CPAM.
En revanche, les contrats d’aide de l’Assurance Maladie n’y sont pas ouverts, ils sont réservés aux zones très sous-dotées. Et pour les kinés soumis à la condition d’expérience, exercer en zone intermédiaire ne compte pas : l’engagement de deux ans vise uniquement les zones très sous-dotées et sous-dotées. Sources : rezonekine.ameli.fr, ameli.fr, arrêté du 21 août 2023.
Où s'installer en tant que kiné ?
Commencez par vérifier le classement de la commune sur Rezone Kiné.
L’outil de l’Assurance Maladie affiche le zonage de chaque bassin de vie, les aides et la régulation applicables, et des chiffres clés : démographie, patientèle, activité, densité de patients par kinésithérapeute, structures de soins à proximité.
L’arrêté de zonage est aussi publié sur le site de votre ARS. Cette vérification se fait avant de signer un bail ou de racheter une patientèle.
Quelle est la prime d'installation pour un kinésithérapeute ?
Il n’existe pas de prime unique. En zone très sous-dotée, l’Assurance Maladie propose trois contrats non cumulables : 49 000 € pour une création ou une reprise de cabinet (CACCMK) et 34 000 € pour une arrivée dans un cabinet existant (CAIMK), versés en quatre fois sur cinq ans, ou 4 000 € par an pendant trois ans pour le maintien d’activité (CAMMK).
Ils imposent des engagements de durée et d’activité, dont 2 000 actes la première année puis 3 000. Ces aides entrent dans la base de calcul des cotisations sociales. Sources : ameli.fr (page du 7 novembre 2025), service-public.fr.
Comment s'inscrire à l'URSSAF en tant que kinésithérapeute libéral ?
Il n’y a pas de démarche séparée. Après votre inscription à l’Ordre, la CPAM vous attribue votre numéro de praticien et vous oriente vers l’URSSAF.
Vous déclarez ensuite votre activité sur le guichet unique, formalites.entreprises.gouv.fr, au plus tard 8 jours après le début d’activité. Cette déclaration transmet vos informations à l’URSSAF, à la CARPIMKO et à l’administration fiscale. Sources : urssaf.fr, ameli.fr.
Quelle est la nouvelle convention kiné ?
La convention nationale des masseurs-kinésithérapeutes date du 3 avril 2007.
Elle n’a pas été remplacée : elle évolue par avenants. L’avenant 7, conclu le 13 juillet 2023, a créé le zonage en quatre niveaux, étendu les zones soumises à la régulation et revalorisé les actes.
Le plus récent, l’avenant 8, conclu le 28 novembre 2025 et publié au Journal officiel du 19 décembre 2025, avance au 28 mai 2026 la revalorisation de certains actes. Source : ameli.fr.
Faites le point sur vos contrats
Vous décrivez votre situation en une minute. Vincent Legac ou un membre de son équipe vous rappelle pour cadrer votre besoin.
- Aucune souscription engagée à ce stade
- Un interlocuteur unique, pas un centre d'appel
- Plusieurs compagnies interrogées, pas une seule
ADENOR Courtage, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 15004082, sous le contrôle de l'ACPR.
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Rédigé et validé par
Gérant d’ADENOR Courtage, courtier en assurance immatriculé à l’ORIAS sous le n° 15004082, sous le contrôle de l’ACPR.
Courtier depuis 2015, spécialisé dans la protection des professionnels de santé libéraux : responsabilité civile professionnelle, prévoyance, mutuelle et retraite.
Immatriculation vérifiable sur orias.fr.