Congé maternité de la sage-femme libérale : ce que versent la CPAM et la CARCDSF, et la décision à prendre

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Une sage-femme libérale qui attend un enfant relève de deux caisses aux logiques opposées. La CPAM verse des prestations forfaitaires pendant le congé : au 1er janvier 2026, une allocation de 4 005 € et des indemnités journalières d’au plus 65,84 € par jour. La CARCDSF, elle, ne paie pas le congé : elle intervient sur la retraite. La caisse de retraite ajoute des points au régime de base et propose de ne pas payer deux années de cotisations au régime complémentaire, en échange des droits correspondants, rachetables plus tard : un arbitrage entre trésorerie et retraite, à trancher quand les revenus baissent. Cette page vaut pour la titulaire, la collaboratrice et la remplaçante, et répond aussi aux hommes de la profession qui deviennent pères.

L’essentiel, en cinq points

  • Au 1er janvier 2026, la CPAM verse une allocation forfaitaire de repos maternel de 4 005 € et des indemnités journalières plafonnées à 65,84 € par jour. (ameli.fr, page mise à jour le 1er juin 2026)
  • Il faut 6 mois d’affiliation à la date prévue de l’accouchement, des cotisations échues payées et une cessation de toute activité d’au moins 8 semaines, dont 6 après la naissance. (ameli.fr, page mise à jour le 1er juin 2026)
  • La CARCDSF ne verse aucune allocation de maternité : elle accorde 100 points au régime de base pour le trimestre de l’accouchement, dans la limite de 550 points sur l’année. (carcdsf.fr, page Maternité, consultée le 7 octobre 2026)
  • Sur demande, les cotisations du régime complémentaire ne sont pas dues l’année de l’accouchement et la suivante, avec perte des points, rachetables à raison de 6 ou 12 points par année. (carcdsf.fr, pages Maternité et Rachats, consultées le 7 octobre 2026)
  • Pour un enfant né depuis le 1er janvier 2026, le congé supplémentaire de naissance ajoute 1 ou 2 mois, indemnisés 43 € puis 36,85 € nets par jour. (ameli.fr, page mise à jour le 27 août 2026)

Combien touche une sage-femme libérale pendant son congé maternité ?

Au 1er janvier 2026, une sage-femme libérale conventionnée en congé maternité reçoit de sa CPAM une allocation forfaitaire de repos maternel de 4 005 € et des indemnités journalières calculées sur ses revenus cotisés, plafonnées à 65,84 € par jour ; la CARCDSF ne lui verse aucune allocation pour le congé lui-même.
Ce que font la CPAM et la CARCDSF autour d’une naissance, pour une sage-femme libérale conventionnée. Sources : ameli.fr (prestations maternité des PAMC, page du 1er juin 2026 ; congé supplémentaire de naissance, page du 27 août 2026) et carcdsf.fr (pages Maternité, Rachats et Indemnités journalières), consultés le 07/10/2026.
Caisse Prestation Montant ou effet Condition principale
CPAM Allocation forfaitaire de repos maternel 4 005 € au 1er janvier 2026, versés pour moitié au début du congé et pour moitié à la fin des 8 semaines obligatoires 6 mois d’affiliation à la date prévue de l’accouchement, cotisations échues payées
CPAM Indemnités journalières forfaitaires Calculées sur les revenus cotisés transmis par l’Urssaf, au plus 65,84 € par jour Cesser toute activité professionnelle au moins 8 semaines, dont 6 après la naissance
CPAM Congé supplémentaire de naissance 43 € nets par jour le 1er mois, 36,85 € nets le 2e mois Enfant né depuis le 1er janvier 2026, période obligatoire du congé maternité déjà prise, cotisations à jour
CARCDSF Bonification du régime de base 100 points pour le trimestre de l’accouchement, sans dépasser 550 points sur l’année Justificatifs : acte de naissance, copie du livret de famille
CARCDSF Dispense du régime complémentaire Cotisations forfaitaire et proportionnelle non dues l’année de l’accouchement et la suivante, points perdus mais rachetables Sur demande de l’adhérente
CARCDSF Indemnités journalières en cas de grossesse pathologique 49,70 € par jour à partir du 91e jour d’arrêt (taux 2026 des sages-femmes) Déclaration en recommandé, cotisations à jour, inscription au tableau de l’Ordre
Le calcul du plafond. Seize semaines font 112 jours : au plafond, 112 x 65,84 € donnent 7 374,08 € d’indemnités, soit 11 379,08 € avec l’allocation. Pour l’arrêt minimal de 8 semaines, soit 56 jours, le total maximal descend à 7 692,04 €. Ce sont des maxima. L’indemnité journalière dépend des revenus sur lesquels vous avez cotisé, que l’Urssaf transmet à la caisse : après une année plus creuse, elle peut rester sous le plafond. Le simulateur de l’Assurance Maladie en donne une estimation, et ces prestations sont soumises à la CSG, à la CRDS et à l’impôt sur le revenu (ameli.fr).
On lit parfois que la CARCDSF prend en charge le congé maternité des sages-femmes. Sa page consacrée à la maternité ne prévoit ni allocation ni indemnité pour le congé lui-même : seulement des points de retraite, une dispense de cotisations et, en cas de grossesse pathologique, des indemnités journalières à partir du 91e jour d’arrêt (carcdsf.fr).

Quelles conditions remplir pour être indemnisée par la CPAM ?

Pour percevoir les prestations maternité de la CPAM, une sage-femme libérale doit compter 6 mois d’affiliation à la date prévue de l’accouchement, avoir payé les cotisations échues à cette date et cesser toute activité professionnelle pendant la période indemnisée, au minimum 8 semaines dont 6 après la naissance. Le délai de dix mois que l’on rencontre encore relève d’une autre règle : sur ameli.fr, il ne concerne que la conjointe collaboratrice d’un praticien, pas la praticienne elle-même (ameli.fr, page du 17 février 2026). Cesser toute activité veut dire, pour une sage-femme, aucune activité professionnelle pendant la période indemnisée : ni consultation au cabinet ou à domicile, ni séance de préparation à la naissance, ni téléconsultation, ni suivi postnatal. Vous en attestez sur l’honneur auprès de votre caisse. Un congé plus court que la durée légale reste possible, mais en dessous de 8 semaines d’arrêt, dont 6 après la naissance, les prestations ne sont pas dues. Une fois les conditions vérifiées, la caisse adresse un carnet de maternité qui regroupe les imprimés. Le professionnel de santé qui vous suit remplit l’attestation de début de congé, que vous envoyez avec votre attestation de cessation d’activité ; l’Assurance Maladie demande d’y indiquer précisément la durée totale du congé choisi.

Exercice mixte et première année : deux cas à vérifier

En exercice mixte, les conditions s’apprécient au titre de chaque activité, et l’Assurance Maladie indique que les indemnités dues pour une activité libérale et pour une activité salariée relevant du régime général se cumulent (ameli.fr, page du 19 janvier 2026). Si votre part hospitalière relève de la fonction publique, interrogez votre service des ressources humaines et votre CPAM sur l’articulation des deux. Installée depuis peu ? Une activité salariée ou une période de chômage indemnisé peuvent compter dans les 6 mois s’il n’y a pas eu d’interruption entre les affiliations. Les indemnités se calculent alors sur des revenus libéraux encore minces. Chaque situation de départ, de la sortie de l’hôpital à la jeune diplômée, est détaillée dans notre page protection sociale de la sage-femme libérale la première année.

Combien de temps dure le congé maternité d’une sage femme libérale ?

Selon l’Assurance Maladie, le congé maternité d’une sage-femme libérale dure au plus 16 semaines pour un premier ou un deuxième enfant, 26 semaines à partir du troisième, 34 semaines pour des jumeaux et 46 semaines pour des triplés ou plus ; la durée réellement prise peut être plus courte, sans descendre sous 8 semaines.
Durée maximale du congé maternité d’une praticienne conventionnée selon la situation familiale. Source : ameli.fr, page mise à jour le 17 février 2026, consultée le 07/10/2026.
Situation familiale Avant la naissance Après la naissance Durée totale
Premier enfant 6 semaines 10 semaines 16 semaines
Un enfant déjà à charge 6 semaines 10 semaines 16 semaines
Au moins deux enfants déjà à charge 8 semaines 18 semaines 26 semaines
Jumeaux 12 semaines 22 semaines 34 semaines
Triplés ou plus 24 semaines 22 semaines 46 semaines
Sur prescription, vous pouvez reporter jusqu’à 3 semaines du congé prénatal après la naissance, par une demande écrite à la caisse au plus tard la veille de la date prévue, accompagnée d’un certificat de votre médecin ou de votre sage-femme ; un arrêt de travail prescrit pendant ce report l’annule. À l’inverse, le prénatal peut être avancé de 2 semaines avec au moins deux enfants à charge, ou deux enfants déjà nés viables, et de 4 semaines pour des jumeaux, le postnatal étant réduit d’autant. Une naissance prématurée ne raccourcit pas le congé : le prénatal non pris s’ajoute au postnatal. Si l’enfant naît plus de 6 semaines avant la date prévue et doit être hospitalisé pour des soins liés à sa prématurité, une période d’indemnisation supplémentaire s’ajoute, égale au nombre de jours compris entre la naissance et le début prévu du congé.

Grossesse pathologique : que versent la CPAM et la CARCDSF ?

En cas de grossesse pathologique, une sage-femme libérale peut obtenir de la CPAM jusqu’à 30 jours de congé supplémentaire indemnisés au titre de la maternité ; si son arrêt de travail dépasse 90 jours, la CARCDSF peut prendre le relais à partir du 91e jour, à hauteur de 49,70 € par jour en 2026. Prescrit par un médecin une fois la grossesse déclarée, ce congé pathologique se prend avant la naissance en une période de 15 jours, en deux périodes de 15 jours ou en 30 jours d’affilée, ou bien en 15 jours avant et 15 jours après, ou en 15 jours après seulement (ameli.fr). Les imprimés figurent dans le carnet de maternité. Un arrêt prescrit plus tôt dans la grossesse, en dehors de ces 30 jours, est un arrêt maladie ordinaire : la CPAM ne l’indemnise qu’après 12 mois d’affiliation, selon le calcul détaillé sur notre page arrêt maladie de la sage-femme libérale. Côté CARCDSF, l’arrêt lié à la grossesse suit la règle commune : rien avant le 91e jour, puis 49,70 € par jour, à condition d’avoir adressé à la caisse, en recommandé avec accusé de réception, la déclaration de cessation d’activité et l’arrêt de travail au plus tard dans les 90 jours qui suivent la fin des 90 premiers jours d’arrêt, d’être à jour de ses cotisations et de rester inscrite au tableau de l’Ordre (carcdsf.fr). La caisse ne précise pas, sur ses pages, comment ces indemnités s’articulent avec le congé maternité légal une fois celui-ci commencé. Si votre arrêt approche du 91e jour avant le début du congé, posez-lui la question par écrit.

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Que fait la CARCDSF quand une sage-femme libérale accouche ?

À la naissance d’un enfant, la CARCDSF ne verse aucune allocation à une sage-femme libérale : elle lui accorde 100 points supplémentaires au régime de base pour le trimestre de l’accouchement et lui permet, sur demande, de ne pas payer les cotisations du régime complémentaire l’année de l’accouchement et l’année suivante.

Les 100 points du régime de base

La bonification ne peut pas porter le total de l’année au-delà de 550 points (carcdsf.fr). Or, selon le mémento 2025 des sages-femmes, des revenus égaux au plafond annuel de la Sécurité sociale rapportent déjà 525 points au titre de la première tranche : plus vos revenus de l’année sont élevés, plus ce plafond absorbe une part de la bonification. Pour situer l’enjeu, au point de 2025, soit 0,6540 €, 100 points représentent environ 65 € de retraite de base brute par an.

La dispense du régime complémentaire

Sur demande, l’adhérente est dispensée de la cotisation forfaitaire et de la cotisation proportionnelle du régime complémentaire pour l’année civile de l’accouchement et l’année civile suivante, sans maintien des droits : les points de ces deux années ne sont pas acquis. Ils peuvent être rachetés à raison de 6 ou 12 points par année dispensée, le même nombre chaque année, en une seule fois : soit avant la fin de la sixième année d’activité qui suit la dispense, au prix du point de cotisation de l’année du rachat, ce délai étant reporté en cas de nouvelle maternité, soit au moment de liquider la retraite, au prix de rachat à la liquidation (carcdsf.fr).

Ces règles de maternité figurent sur une page de la CARCDSF commune aux sages-femmes et aux chirurgiens-dentistes. Les montants de prévoyance cités ici, comme l’indemnité journalière de 49,70 €, sont en revanche ceux des sages-femmes et ne valent pas pour les dentistes.

Faut-il demander la dispense de cotisations retraite l’année de la naissance ?

La dispense de cotisations du régime complémentaire que propose la CARCDSF après une naissance n’est ni un cadeau ni un piège : elle laisse à la sage-femme libérale deux années de trésorerie au prix de points de retraite perdus, qu’elle peut racheter dans les six ans ou au moment de liquider sa retraite.

Les issues possibles de la dispense maternité du régime complémentaire de la CARCDSF. Règles : carcdsf.fr, pages Maternité, Rachats et Montant des cotisations, consultées le 07/10/2026. Prix du point 2025 : mémento des sages-femmes 2025, dernier publié par la caisse.
ChoixPendant les deux annéesPoints du régime complémentaireCe qui reste à payer ensuite
Payer normalementCotisation forfaitaire (3 210,60 € en 2026) et proportionnelle duesAcquis comme les autres annéesRien
Dispense sans rachatForfaitaire et proportionnelle non duesPerdus définitivementRien
Dispense, puis rachat dans les six ansForfaitaire et proportionnelle non dues6 ou 12 points rachetés par année dispenséeLe rachat, en une fois, au prix du point de cotisation de l’année du règlement (529,80 € en 2025)
Dispense, puis rachat à la liquidationForfaitaire et proportionnelle non dues6 ou 12 points rachetés par année dispenséeLe rachat, en une fois, au prix de rachat à la liquidation, que la page de la caisse ne chiffre pas

Les ordres de grandeur. Selon le mémento 2025 de la caisse, la cotisation forfaitaire de 3 178,80 € achetait 6 points, et chaque point servait 31,50 € de retraite brute par an. Deux années de forfaitaire dispensées représentaient donc 6 357,60 € conservés contre 12 points, soit 378 € de pension brute annuelle à la valeur 2025, versés pendant toute la retraite. Pour la part forfaitaire, une dispense suivie d’un rachat dans les six ans fonctionne donc comme un report de paiement, au prix du point de l’année du rachat, qui évolue chaque année.

La cotisation proportionnelle pèse selon vos revenus. En 2026, elle vaut 11,35 % des revenus 2025 compris entre 31 239 € et 240 300 € : en dessous de 31 239 €, la dispense ne porte que sur la forfaitaire, qui peut d’ailleurs déjà être réduite en cas de revenus faibles, avec des droits réduits d’autant (carcdsf.fr).

Aucune réponse ne vaut pour toutes : trois questions personnelles font pencher la balance. Quel besoin de trésorerie pendant le congé, alors que les prestations forfaitaires ne couvrent pas les charges du cabinet ? Pourrez-vous racheter dans les six ans ? Quelle part prendra la retraite complémentaire dans vos revenus futurs ? Demandez à la caisse de chiffrer les deux hypothèses.

Deux précautions pratiques. Selon le mémento de la caisse, demander une dispense ne suspend pas les acomptes appelés aux échéances, qui restent dus sous peine de majorations de retard. Et les indemnités journalières de la CARCDSF supposent d’être à jour de ses cotisations ou régulièrement exonérée : faites confirmer par écrit que la dispense obtenue ne vous prive d’aucune garantie.

Le congé supplémentaire de naissance concerne-t-il les sages-femmes libérales ?

Oui : depuis le 1er juillet 2026, une sage-femme libérale conventionnée peut ajouter à son congé maternité un congé supplémentaire de naissance d’un ou deux mois, indemnisé 43 € nets par jour le premier mois et 36,85 € nets le second, pour un enfant né ou arrivé au foyer à partir du 1er janvier 2026.

Il faut compter 6 mois d’affiliation au début de ce congé, être à jour de ses cotisations, suspendre son activité pendant toute sa durée et avoir pris auparavant la période obligatoire du congé maternité, soit 2 semaines avant et 6 semaines après la naissance. Le congé se prend en une fois ou en deux périodes d’un mois et doit débuter dans les 9 mois qui suivent la naissance, délai allongé en cas de naissances multiples ; pour un enfant né entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, les 9 mois courent à partir du 1er juillet 2026 (ameli.fr, page du 27 août 2026).

Pour les praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés, ameli.fr calcule ce montant sur le seul plafond de la Sécurité sociale, sans le rapporter aux revenus cotisés. La demande se fait en ligne dès le premier jour du congé, et l’indemnité est versée à la fin de chaque mois (ameli.fr). L’autre parent peut prendre le même congé, en même temps ou en alternance.

Comment faire tourner le cabinet pendant le congé maternité ?

Pour que ses patientes restent suivies pendant son congé maternité, une sage-femme libérale peut se faire remplacer par une sage-femme inscrite au tableau ou par une étudiante ou un étudiant autorisé à remplacer, à condition d’informer au préalable son conseil départemental de l’Ordre et de cesser elle-même toute activité pendant le remplacement.

Cette information précise le nom et la qualité de la remplaçante ainsi que les dates et la durée d’un remplacement qui reste personnel (article R.4127-357 du code de la santé publique), et le contrat écrit est communiqué au conseil départemental dans le mois qui suit sa conclusion (article R.4127-361) (sous-section du code sur l’exercice de la profession, version en vigueur depuis le 1er janvier 2026). Selon le modèle de contrat de l’Ordre mis à jour en 2026, la remplaçante utilise vos ordonnances et feuilles de soins pré-identifiées, conformément à la convention, et vos patientes sont prévenues de sa présence dès que possible. Les grossesses en cours demandent un plan à part : termes attendus pendant votre absence, séances de préparation à la naissance déjà programmées, suivis dont vous êtes la sage-femme référente, à confier à la remplaçante ou à une consœur en informant chaque patiente. Les formalités ordinales sont reprises dans notre guide d’installation de la sage-femme libérale.

Les charges du cabinet, elles, continuent de courir. Selon les contrats de prévoyance, une garantie de frais professionnels peut jouer ou non pendant le congé maternité, et la grossesse peut être exclue ou soumise à un délai d’attente : ces clauses, à lire dans les conditions générales et particulières avant un projet de grossesse, sont détaillées sur notre page prévoyance de la sage-femme libérale.

Paternité, adoption : quels congés pour une sage-femme libérale ?

Un homme sage-femme exerçant en libéral sous convention, qui devient père ou partage la vie de la mère, a droit à un congé de paternité et d’accueil de l’enfant de 25 jours, 32 en cas de naissances multiples, indemnisé 65,84 € par jour au 1er janvier 2026 s’il compte 6 mois d’affiliation et cesse toute activité.

Le congé débute le jour de la naissance : les 7 premiers jours sont obligatoires, les 18 suivants, ou 25 pour des naissances multiples, se prennent dans les 6 mois, en trois périodes au plus d’au moins 5 jours chacune (ameli.fr). L’indemnité forfaitaire vaut 1/730e du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 1 646 € pour 25 jours (ameli.fr, page du 1er juin 2026). Le même congé est ouvert à la sage-femme dont la conjointe, la partenaire de Pacs ou la concubine accouche.

En cas d’adoption, la praticienne ou le praticien conventionné qui compte 6 mois d’affiliation à la date de l’adoption perçoit une allocation forfaitaire de 2 002,50 € à l’arrivée de l’enfant, puis des indemnités journalières plafonnées à 65,84 € par jour au 1er janvier 2026 (ameli.fr, page du 1er juin 2026).

Quelles questions reviennent sur le congé maternité des sages-femmes libérales ?

Les sages-femmes libérales qui préparent une naissance s’interrogent surtout sur le montant versé, l’arrêt complet de l’activité, le rôle de la CARCDSF, la dispense de cotisations retraite, le remplacement et la grossesse pendant la première année d’installation ; les réponses ci-dessous valent au 1er janvier 2026, sauf mention contraire.

Combien touche une sage-femme libérale pendant son congé maternité ?

La CPAM verse une allocation forfaitaire de repos maternel de 4 005 € et des indemnités journalières calculées sur les revenus cotisés, plafonnées à 65,84 € par jour au 1er janvier 2026. Pour 16 semaines, le total ne dépasse pas 11 379,08 €, montants soumis à la CSG, à la CRDS et à l’impôt sur le revenu. La CARCDSF ne verse rien pour le congé lui-même.

Faut-il arrêter totalement son activité pour être indemnisée ?

Oui. Les prestations supposent de cesser toute activité professionnelle pendant la période indemnisée, au moins 8 semaines dont 6 après la naissance, ce que vous attestez sur l’honneur. Quelques consultations ou un suivi postnatal assurés pendant cette période remettent le versement en cause. Pour garder le cabinet ouvert, la voie prévue est le remplacement.

La CARCDSF verse-t-elle quelque chose pendant le congé maternité ?

Pas d’allocation pour le congé. Elle accorde 100 points au régime de base pour le trimestre de l’accouchement, dans la limite de 550 points sur l’année, et propose une dispense des cotisations du régime complémentaire sur deux ans. En cas de grossesse pathologique, ses indemnités journalières, 49,70 € par jour en 2026, démarrent au 91e jour d’arrêt.

Faut-il demander la dispense de cotisations retraite l’année de la naissance ?

Cela dépend de votre situation. La dispense évite de payer les cotisations du régime complémentaire l’année de l’accouchement et la suivante, mais les points correspondants sont perdus, sauf rachat de 6 ou 12 points par an, dans les six ans ou à la liquidation. Mettez en balance votre besoin de trésorerie pendant le congé et votre capacité à racheter ensuite.

Peut-on se faire remplacer pendant son congé maternité ?

Oui, par une sage-femme inscrite au tableau ou par une étudiante ou un étudiant autorisé, avec un contrat écrit communiqué au conseil départemental de l’Ordre dans le mois. Vous informez ce conseil avant le début du remplacement, sauf urgence, et vous cessez toute activité pendant sa durée, ce qui rejoint la condition posée par la CPAM.

Que se passe-t-il si je suis enceinte la première année d’installation ?

Les prestations maternité supposent 6 mois d’affiliation à la date prévue de l’accouchement ; une activité salariée ou un chômage indemnisé juste avant l’installation peuvent compter, sans interruption entre les affiliations. Les indemnités suivent des revenus encore faibles. Même sans congé maternité indemnisé, une demande de congé supplémentaire de naissance peut être étudiée. Le détail figure sur notre page première année de la sage-femme libérale.

Au-delà de la maternité, notre page sage-femme libérale vous oriente selon votre situation, de l’installation à la RC pro.

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Vous décrivez votre situation en une minute. Vincent Legac ou un membre de son équipe vous rappelle pour cadrer votre besoin.

  • Aucune souscription engagée à ce stade
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Rédigé et validé par

Vincent Legac

Gérant d’ADENOR Courtage, courtier en assurance immatriculé à l’ORIAS sous le n° 15004082, sous le contrôle de l’ACPR.

Courtier depuis 2015, spécialisé dans la protection des professionnels de santé libéraux : responsabilité civile professionnelle, prévoyance, mutuelle et retraite.

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Article mis à jour le :

7 octobre 2026