Deux devis de prévoyance affichés au même montant ne couvrent presque jamais la même chose, et deux devis pour la même infirmière libérale peuvent varier de près de 40 % sans qu’aucune garantie ne change de nature.
Le prix d’une prévoyance IDEL ne se compare donc pas, il se décompose.
Cette page explique ce qui le fabrique, à partir de cotisations réelles issues de propositions établies par l’intermédiaire de notre cabinet, et de ce que verse réellement votre régime obligatoire.
Elle ne recommande aucun contrat : elle vous donne les deux ou trois questions à poser avant de signer.
L’essentiel en cinq points
- L’Assurance Maladie verse des indemnités journalières à partir du 4e jour d’arrêt et pendant 90 jours maximum, après 3 jours de carence, à condition de justifier de 12 mois d’affiliation continue. L’indemnité vaut 1/730e du revenu annuel moyen des trois dernières années, plafonnée à 197,51 € bruts par jour au 1er janvier 2026 (ameli.fr).
- À partir du 91e jour, la CARPIMKO prend le relais avec une allocation forfaitaire de 55,44 € bruts par jour en 2026, identique quel que soit votre revenu, jusqu’au dernier jour de la 3e année d’incapacité (carpimko.com).
- Aucun de ces deux régimes ne prend en charge les charges de votre cabinet, et aucun ne couvre l’accident du travail ou le trajet.
- Deux paramètres, la franchise et le taux déclencheur d’invalidité, font davantage varier la cotisation que l’âge ou la profession.
- Sur une même offre, pour un même infirmier libéral et un même besoin exprimé, la cotisation constatée va de 122,03 € à 168,00 € par mois selon ces deux seuls réglages, soit près de 38 % d’écart.
Sommaire
Ce que votre régime obligatoire verse déjà, et jusqu'où
Depuis le 1er juillet 2021, les professionnels libéraux relevant du régime PAMC perçoivent des indemnités journalières de l‘Assurance Maladie. Elles sont dues à compter du 4e jour d’arrêt, après un délai de carence de 3 jours, et supposent au moins 12 mois d’affiliation continue dans votre activité. Le montant correspond à 1/730e de votre revenu d’activité annuel moyen des trois dernières années civiles, dans la limite de 197,51 € bruts par jour au 1er janvier 2026.
La durée totale d’un même arrêt ne peut pas dépasser 90 jours.
Au 91e jour, la CARPIMKO prend la suite. Son allocation journalière est forfaitaire : 55,44 € bruts par jour en 2026, quel que soit votre niveau de revenu, avec des majorations possibles de 8,06 € par jour et par descendant à charge et de 20,16 € par jour en cas de nécessité d’une tierce personne.
Elle est versée au plus tard jusqu’au dernier jour de la 3e année d’incapacité. Deux conditions sont impératives et souvent découvertes trop tard : la demande doit être faite dans les six mois suivant le premier jour de l’arrêt initial, et vous devez être à jour de la totalité de vos cotisations CARPIMKO.
Un simple délai de paiement en cours suffit à bloquer l’indemnisation.
La rente d’invalidité, elle, n’intervient qu’à compter du premier jour de la quatrième année d’incapacité.
Le détail des démarches, des justificatifs et des cas particuliers est traité en profondeur sur notre page consacrée à l’arrêt maladie de l’infirmière libérale.
Retenez ici trois limites structurelles : le montant du régime obligatoire décroche fortement au 91e jour, il ne tient aucun compte des charges de votre cabinet, et il suppose une ancienneté que vous n’avez pas encore lors de votre première année d’installation en libéral.
Le prix d'une prévoyance n'existe pas : deux curseurs décident de tout
Les fourchettes de prix trouvées en ligne ne veulent rien dire, et voici pourquoi. Le tableau ci-dessous porte sur un seul et même contrat, un seul et même infirmier libéral remplaçant, né en 1996, non-fumeur, environ 27 000 € de revenu annuel, avec un besoin exprimé de 2 300 € de revenus et 1 000 € de charges par mois. Rien ne change d’une ligne à l’autre, sauf deux réglages : la franchise, c’est-à-dire le nombre de jours d’arrêt avant le premier versement, et le taux d’invalidité à partir duquel une rente est due.
| Franchise retenue | Taux déclencheur 15 % | Taux déclencheur 33 % |
|---|---|---|
| 7 jours sur les revenus et sur les charges | 168,00 € | 163,63 € |
| 7 jours sur les revenus, 15 jours sur les charges | 155,14 € | 150,78 € |
| 15 jours sur les revenus et sur les charges | 126,39 € | 122,03 € |
Montants issus de propositions établies par l’intermédiaire du cabinet en 2026, pour les profils décrits. Cotisations mensuelles, réductions commerciales de première année incluses lorsqu’elles s’appliquent. Échantillon réduit. Ces montants sont donnés à titre indicatif, ne constituent ni un devis ni un engagement tarifaire, et ne préjugent pas du tarif applicable à une situation particulière. La cotisation dépend notamment de l’âge, du revenu à garantir, des franchises et du niveau de garantie retenus.
De 122,03 € à 168,00 €, l’écart atteint près de 38 %. Personne n’a changé de compagnie, personne n’a changé de garantie, personne n’a vieilli. Deux curseurs ont bougé. C’est la raison pour laquelle une IDEL qui compare trois devis sans regarder ces deux lignes ne compare rien du tout : elle regarde trois réglages différents et croit voir trois prix.
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- Aucune souscription engagée à ce stade
- Un interlocuteur unique, pas un centre d'appel
- Plusieurs compagnies interrogées, pas une seule
ADENOR Courtage, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 15004082, sous le contrôle de l'ACPR.
Le tarif de la première année n'est pas votre tarif
Les contrats de prévoyance destinés aux professionnels qui s’installent comportent très souvent une réduction commerciale dégressive sur trois ans. Elle est annoncée en gros, elle est réelle, et elle disparaît.
Sur une proposition établie pour une infirmière libérale née en 1991, non-fumeuse, avec un besoin exprimé de 3 500 € de revenus et 2 200 € de charges mensuelles, la réduction s’élève à 15 % la première année, 10 % la deuxième, 5 % la troisième.
La cotisation de première année ressort à 222,68 € par mois avec une franchise de 7 jours sur les revenus et 15 jours sur les charges, et à 195,78 € par mois avec une franchise de 15 jours sur les deux garanties.
Mais la prime moyenne calculée sur quatre ans, hors revalorisation, s’établit respectivement à 242,32 € et 213,06 € par mois. Soit environ 9 % de plus que le chiffre affiché à la souscription.
À cela s’ajoutent des frais que les comparateurs n’affichent jamais : sur ce dossier, 73 € de droit d’adhésion associatif. Sur l’autre dossier étudié plus haut, 15 € de frais de souscription et 7 € par an d’adhésion à l’association souscriptrice. Ces montants sont faibles, mais ils font partie du prix.
La question utile n’est donc pas « combien je paie le premier mois », mais « combien je paie la quatrième année ». Les propositions sérieuses affichent cette projection. Demandez-la si elle n’y figure pas.
Montants issus de propositions établies par l’intermédiaire du cabinet en 2026, pour les profils décrits. Cotisations mensuelles, réductions commerciales de première année incluses lorsqu’elles s’appliquent. Échantillon réduit. Ces montants sont donnés à titre indicatif, ne constituent ni un devis ni un engagement tarifaire, et ne préjugent pas du tarif applicable à une situation particulière. La cotisation dépend notamment de l’âge, du revenu à garantir, des franchises et du niveau de garantie retenus.
Forfaitaire ou indemnitaire : la distinction qui change tout
C’est le critère le plus structurant d’un contrat de prévoyance, et le plus invisible sur un devis. Il ne s’agit pas d’un niveau de garantie mais d’un mode de calcul de la prestation.
Un contrat forfaitaire verse le montant inscrit au contrat. Il ne tient compte ni de votre revenu au moment de l’arrêt, ni de ce que vous versent l’Assurance Maladie et la CARPIMKO. Les prestations se cumulent avec celles du régime obligatoire.
Un contrat indemnitaire intervient en complément. Il calcule sa prestation par différence entre une perte de revenus constatée et ce que verse le régime obligatoire. Il doit donc, en pratique, attendre les décomptes de l’Assurance Maladie avant de pouvoir régler.
Une troisième configuration existe, et elle piège beaucoup de monde : certains contrats annoncent des prestations forfaitaires mais appliquent une déduction d’un régime obligatoire dit reconstitué, c’est-à-dire d’un montant théorique que vous êtes réputé percevoir, que vous le perceviez réellement ou non.
Trois conséquences concrètes, sans qu’aucune ne désigne un bon ou un mauvais choix :
- Une franchise courte perd une partie de son intérêt si le versement dépend d’un décompte extérieur. Payer plus cher pour être couverte au 8e jour a peu de sens si le premier virement arrive au 60e.
- Pendant vos douze premiers mois d’exercice libéral, l’Assurance Maladie ne verse rien au titre de cette activité, faute d’ancienneté suffisante. Un contrat construit en complément d’un régime qui ne verse rien se lit très différemment. Nous détaillons ce trou de couverture sur notre page dédiée à la protection sociale de la première année d’installation.
- Si vous exercez comme remplaçante avec des revenus irréguliers, un mécanisme fondé sur une perte de revenus constatée et un mécanisme fondé sur un montant fixe ne produisent pas du tout le même résultat.
Cette information ne figure pratiquement jamais sur la page tarifaire. Elle figure dans la notice d’information, à l’article qui définit la prestation. C’est la première chose à demander.
Vos revenus et vos charges sont deux garanties séparées
Sur toutes les propositions consultées, la garantie qui remplace votre revenu et la garantie qui prend en charge les frais généraux de votre cabinet sont deux lignes distinctes, avec deux montants distincts et, très souvent, deux franchises distinctes.
Une combinaison courante associe 7 jours sur les revenus et 15 jours sur les charges.
Sur une des propositions étudiées, le choix de franchise de la garantie frais professionnels est même restreint à 15 ou 30 jours pour la profession d’infirmier, alors qu’il commence à 7 jours pour d’autres professions.
Cette séparation a une raison simple : pendant un arrêt, votre revenu s’arrête, vos charges non.
Continuent de courir le loyer ou la redevance du cabinet, le leasing du véhicule, l’assurance de ce véhicule, l’abonnement au logiciel de télétransmission, les honoraires de l’expert-comptable, la cotisation ordinale, les cotisations URSSAF et CARPIMKO, et votre contrat de responsabilité civile professionnelle.
Ni l’Assurance Maladie ni la CARPIMKO ne prennent ces postes en charge.
Trois points se lisent aux dispositions particulières et pas ailleurs :
- La durée d’indemnisation des frais généraux est limitée, souvent à 365 jours franchise comprise, parfois extensible à 730 ou 1 095 jours moyennant cotisation. Elle est presque toujours plus courte que celle de la garantie revenus.
- Le montant assurable est plafonné par vos frais professionnels fixes déclarés à l’administration fiscale au titre de l’exercice précédent, avec une marge limitée. Ce plafond conditionne aussi ce qui vous sera effectivement versé.
- Cette garantie n’est pas toujours éligible au dispositif fiscal Madelin, alors que les indemnités journalières et la rente d’invalidité le sont généralement. Deux contrats affichant le même total ne produisent donc pas la même déduction.
Invalidité : le taux déclencheur, le barème, et le reclassement
C’est le second curseur du prix, et la partie du contrat la plus mal expliquée. Trois notions différentes s’y cachent.
Le taux déclencheur est le taux d’invalidité à partir duquel une rente commence à être versée. Un seuil de 33 % est le standard du marché.
Un seuil à 15 %, proposé en option sur certains contrats pour les professions médicales et paramédicales, ouvre le droit plus tôt et coûte plus cher.
Sur le dossier présenté au bloc 5, le passage de 33 % à 15 % représente environ 4 € par mois. À noter que cette option à 15 % est parfois écartée pour certaines pathologies, notamment les affections neuropsychiques, qui restent alors soumises au seuil de 33 %.
Le barème d’évaluation détermine comment ce taux est calculé.
Un barème fonctionnel mesure l’atteinte physique indépendamment du métier exercé.
Un barème professionnel mesure l’incidence de l’atteinte sur votre profession précise.
Un barème croisé combine les deux.
Pour une infirmière libérale, l’écart est loin d’être théorique : une atteinte du rachis ou de l’épaule qui interdit le port, les transferts de patients et les tournées quotidiennes peut donner un taux fonctionnel modeste et un taux professionnel bien supérieur.
Le barème professionnel est fréquemment une option payante, et non le réglage par défaut.
La notion de reclassement professionnel ferme le raisonnement.
Certains contrats précisent explicitement qu’il n’est pas tenu compte de la capacité résiduelle à exercer une autre profession ni des possibilités de reclassement.
D’autres ne le précisent pas. Le régime obligatoire, lui, prévoit qu’une possibilité de reclassement dans une autre profession peut réduire puis suspendre la rente.
Pour un infirmier libéral qui ne peut plus conduire ni porter mais pourrait tenir un poste administratif, cette clause décide de tout.
Ces trois éléments se lisent dans la notice d’information, aux articles relatifs à la rente d’invalidité et à ses annexes. Ils ne figurent pas sur le tableau de cotisations.
Les huit points à vérifier dans votre propre contrat
Ces points sont relevés sur des propositions réelles. Ils ne visent aucun produit et ne constituent aucune recommandation. Ce sont des questions à poser, contrat en main.
| Le point | Ce qu’il faut vérifier |
|---|---|
| Le délai d’attente à la souscription | Il est distinct de la franchise et beaucoup moins visible. Sur les propositions consultées, la couverture est immédiate en cas d’accident, différée de 90 jours en cas de maladie, et différée de 365 jours pour les affections neuropsychiques. Une pathologie déclarée pendant ce délai peut rester non indemnisée pendant toute la durée de l’adhésion. |
| Les affections psychologiques | Au-delà du délai d’attente, une franchise spécifique de 60 jours minimum peut s’appliquer, même si vous avez souscrit une franchise de 7 ou 15 jours. La durée d’indemnisation est parfois plafonnée à 365 jours pour toute la vie du contrat, sauf option de renfort. Un suivi par un spécialiste peut être exigé chaque année. |
| Les affections du dos | Hernies discales, lumbagos et sciatiques sont indemnisés sans réserve sur certains contrats, et soumis à une condition d’intervention chirurgicale sur d’autres si une option de renfort n’a pas été souscrite. Vérifiez laquelle des deux logiques s’applique à vous. |
| Les frais professionnels et votre régime fiscal | Le montant assurable est souvent adossé aux frais professionnels fixes déclarés au fisc l’année précédente. En micro-BNC, où les charges ne sont pas déclarées poste par poste mais couvertes par un abattement forfaitaire, la justification est plus délicate. Posez la question avant de souscrire, pas au moment du sinistre. |
| Les sports pratiqués | La majoration ou l’exclusion varie fortement d’un contrat à l’autre. Certains couvrent la plongée sous conditions précises de profondeur, de brevet et d’accompagnement. D’autres l’excluent ou la facturent en option. Une déclaration incomplète expose à un refus de garantie. |
| Le temps partiel thérapeutique | Il est indemnisé de plein droit sur certains contrats, à hauteur de 50 % du montant souscrit, et proposé en option payante sur d’autres. Certains exigent qu’un arrêt total ait précédé la reprise partielle, d’autres non. Pour une IDEL qui reprend ses tournées progressivement, c’est un point décisif. |
| L’exonération des cotisations | Elle vous dispense de payer votre prévoyance pendant un arrêt long tout en restant couverte. Le seuil de déclenchement est fréquemment fixé à 60 jours d’incapacité. Elle est incluse dans certains contrats et facturée en ligne distincte dans d’autres. |
| La maternité | Plusieurs contrats excluent expressément l’incapacité et l’invalidité pendant les périodes de congé maternité ou paternité, et prévoient parfois une allocation forfaitaire de naissance à la place. Les modalités du congé maternité de l’infirmière libérale et ce que couvre le régime obligatoire sont traités sur une page dédiée. |
L'accident du travail et le trajet ne sont pas couverts
Le régime PAMC ne comporte pas de couverture automatique des accidents du travail, des accidents de trajet ni des maladies professionnelles. Une chute dans un escalier entre deux patients relève de la maladie ordinaire, avec les mêmes délais et les mêmes plafonds.
Ce mécanisme est détaillé sur notre page consacrée à l’arrêt maladie de l’infirmière libérale.
Deux voies existent pour combler cet angle mort, et elles ne font pas la même chose.
La première est l’assurance volontaire individuelle AT/MP souscrite auprès de votre caisse d’assurance maladie.
Elle relève d’un formulaire de demande d’admission à adresser à la CPAM, et son taux de cotisation est fixé par la caisse régionale : il correspond au taux de la profession diminué de 45 %.
Elle ouvre droit à la prise en charge des soins, à des rentes en cas d’incapacité permanente et à des prestations en cas de décès.
Un point est décisif et rarement mentionné : selon ameli.fr, cette assurance volontaire ne donne pas droit au versement d’indemnités journalières.
Elle ne remplace donc pas un revenu.
La seconde est une couverture privée dédiée, proposée en complément d’un contrat de prévoyance, qui vise les conséquences financières d’une hospitalisation consécutive à un accident du travail ou à une maladie professionnelle. Sur les propositions établies par l’intermédiaire du cabinet en 2026, son coût constaté est de 21 € par mois, auxquels s’ajoutent le cas échéant des frais de dossier de 20 €.
Montants issus de propositions établies par l’intermédiaire du cabinet en 2026, pour les profils décrits. Cotisations mensuelles, réductions commerciales de première année incluses lorsqu’elles s’appliquent. Échantillon réduit. Ces montants sont donnés à titre indicatif, ne constituent ni un devis ni un engagement tarifaire, et ne préjugent pas du tarif applicable à une situation particulière. La cotisation dépend notamment de l’âge, du revenu à garantir, des franchises et du niveau de garantie retenus.
La déduction fiscale des cotisations
L’article 154 bis du code général des impôts, issu de la loi du 11 février 1994 dite loi Madelin, permet aux travailleurs non salariés non agricoles de déduire de leur bénéfice imposable certaines cotisations facultatives de prévoyance.
Pour la prévoyance et la complémentaire santé, ce texte fixe une limite de déduction égale à la somme de 7 % du plafond annuel de la sécurité sociale et de 3,75 % du bénéfice imposable, sans que le total obtenu puisse excéder 3 % de huit fois ce plafond. Le plafond annuel de la sécurité sociale s’établit à 48 060 € pour 2026.
Trois précisions factuelles.
Ce plafond est commun à la prévoyance et à la complémentaire santé.
Toutes les garanties d’un contrat ne sont pas éligibles : la garantie frais professionnels ne l’est pas sur certains contrats, et les propositions distinguent généralement une colonne « montant éligible Madelin » du montant total de cotisation.
Enfin, le régime micro-BNC repose sur un abattement forfaitaire représentatif de charges, ce qui modifie la portée du mécanisme.
Ces règles sont générales et leur application dépend de votre situation. Nous ne réalisons ni calcul ni simulation fiscale : ce point relève de votre expert-comptable, qui est le seul à pouvoir déterminer votre plafond réel au titre de l’exercice concerné.
Combien coûte une prévoyance pour une infirmière libérale ?
Il n’existe pas de prix de référence.
Sur une même offre et pour un même profil, la cotisation constatée sur des propositions établies par l’intermédiaire du cabinet en 2026 varie de 122,03 € à 168,00 € par mois selon la seule combinaison de la franchise et du taux déclencheur d’invalidité.
Sur un autre profil, avec des montants garantis plus élevés, elle se situe entre 195,78 € et 222,68 € en première année. Toute fourchette annoncée sans préciser le niveau de revenu garanti, le montant de frais généraux couvert, les franchises et le taux déclencheur ne veut rien dire.
Montants issus de propositions établies par l’intermédiaire du cabinet en 2026, pour les profils décrits. Échantillon réduit. Ces montants ne constituent ni un devis ni un engagement tarifaire
La prévoyance est-elle obligatoire pour une IDEL ?
Non. La cotisation au régime invalidité-décès de la CARPIMKO, elle, est obligatoire : elle s’élève à 1 022 € en 2026 et reste due jusqu’à l’âge du taux plein. Un contrat de prévoyance complémentaire est en revanche facultatif. À la différence de la responsabilité civile professionnelle, qui est une obligation légale pour tout professionnel de santé exerçant en libéral.
Quelle franchise choisir, 7, 15 ou 30 jours ?
Cette page ne recommande aucune franchise.
Elle vous donne les éléments qui rendent la décision possible.
Le raisonnement s’appuie sur trois données : le nombre de jours que votre trésorerie peut absorber sans revenu, le fait que l’Assurance Maladie applique déjà 3 jours de carence, et le mode de versement du contrat.
Une franchise courte sur un contrat qui attend un décompte extérieur ne produit pas le même effet qu’une franchise courte sur un contrat forfaitaire.
Notez également que la franchise applicable aux frais généraux du cabinet est souvent différente, et parfois limitée à 15 ou 30 jours pour la profession d’infirmier.
Que se passe-t-il si je m'arrête pendant ma première année d'installation ?
L’indemnisation par l’Assurance Maladie suppose au moins 12 mois d’affiliation continue dans votre activité.
Sans cette ancienneté, un maintien de droits au titre d’une activité précédente est parfois possible, sous conditions, et se vérifie auprès de votre CPAM.
La CARPIMKO, elle, n’intervient qu’au 91e jour d’arrêt. Ce trou de couverture des douze premiers mois est détaillé sur notre page consacrée à la protection sociale de la première année en libéral.
C’est aussi la période où la distinction entre contrat forfaitaire et contrat indemnitaire produit ses effets les plus marqués.
Ma prévoyance couvre-t-elle les charges de mon cabinet ?
Seulement si vous avez souscrit la garantie frais professionnels, qui est une ligne distincte de la garantie qui remplace votre revenu, avec son propre montant et souvent sa propre franchise.
Ni l’Assurance Maladie ni la CARPIMKO ne prennent ces charges en compte. Vérifiez trois choses aux dispositions particulières : le montant journalier garanti, la durée maximale de versement, fréquemment limitée à 365 jours franchise comprise, et le plafond adossé à vos frais professionnels fixes déclarés à l’administration fiscale.
Suis-je couverte en cas d'accident pendant ma tournée ?
Pas au titre de la législation sur les accidents du travail.
Le régime PAMC ne couvre pas automatiquement l’accident du travail ni l’accident de trajet, et un tel accident est traité comme une maladie ordinaire.
Une assurance volontaire individuelle AT/MP peut être souscrite auprès de votre CPAM, mais elle ne donne pas droit à des indemnités journalières.
Une couverture privée dédiée existe par ailleurs, dont le coût constaté sur les propositions du cabinet en 2026 est de 21 € par mois.
Le sujet est développé plus haut et sur notre page arrêt maladie infirmière libérale.
Faites le point sur vos contrats
Vous décrivez votre situation en une minute. Vincent Legac ou un membre de son équipe vous rappelle pour cadrer votre besoin.
- Aucune souscription engagée à ce stade
- Un interlocuteur unique, pas un centre d'appel
- Plusieurs compagnies interrogées, pas une seule
ADENOR Courtage, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 15004082, sous le contrôle de l'ACPR.
Rédigé et validé par
Gérant d’ADENOR Courtage, courtier en assurance immatriculé à l’ORIAS sous le n° 15004082, sous le contrôle de l’ACPR.
Courtier depuis 2015, spécialisé dans la protection des professionnels de santé libéraux : responsabilité civile professionnelle, prévoyance, mutuelle et retraite.
Immatriculation vérifiable sur orias.fr.